jeudi 16 février 2012

Spin-off de La Marque de Xenocross, Gynomorphe

 Voici une histoire indépendante de La Marque de Xenocross, lisez et ecoutez l'histoire de ce qui est arrivé à Antoine, et prenez garde aux marqué ou à etre un marqué, si cela vous arrivais, venez me voir...
Chloé


GYNOMORPHE
Salut à tous, je voulais raconter vous raconter une chose pas banale qui m’est arrivé. Avant toute chose, sachez que je m’appelle Antoine, ou plutôt je m’appelais il y a encore 24 heures.
Je sortais de la fac quand j’ai entendu un alerte-message sur mon téléphone, une alerte news assez importante : Un Marqué super dangereux serait en ville depuis quelques heures, le fameux Alpha, certains trouvent ça cool d’avoir des pouvoirs mais vu le niveau du type, on va éviter de demander un autographe, bref, j’allais prendre le bus quand je vois une douzaine de véhicules de police et un bus assez imposant entièrement peint en noir et blindé passer en pleine avenue, inutile d’expliquer ce qui se passe, le super Marqué est en ville, à deux kilomètres d’ici. Oh shit.
Le oh Shit de tout à l’heure était fondé, il a bien évidemment fallu que Alpha cherche la bagarre non loin du trajet du bus que je prends pour rentrer. Par contre, une pensée perverse me dit qu’on va avoir droit à des superbes bombasses en guise de fliquettes dans pas longtemps, hum, dommage, j’aurais bien voulu en voir certaines;   
 Il a pas fallu deux heures pour que la presse envoie, à distance raisonnable, leurs journalistes couvrir l’évènement, deux jeunes à côté de moi m’ont fait rire en parlant de rendre certaines journalistes plus bandantes, ben c’est surtout qu’en plus de mignonnes fliquettes, on va aussi avoir droit à des journalistes toutes plus canons les unes que les autres.     
Et enfin : BOUM ! La guerre en pleine rue, appareils détraqués, véhicules immobilisés, on a voulu jouer les cow-boys avec du matos fourni par les américains, la brigade s’en est bien sorti mais comme prévu, mucho caliente nos policieras, en particulier, une blonde avec des pare-chocs, hum, si c’était pas une ambiance de fin du monde, je l’aurais emmener chez moi pour la « réconforter. ». Seul hic, pas prévu, c’est que la bombasse m’a distrait et que je me suis pris une décharge provenant de mon I-Phone, décharge provenant d’Alpha.
Petite pause dramatique. Je penses que pour la plupart, vous avez compris ce qui a dû se passer, hé bien pas du tout ! Retour sur place : mes deux lascars se sont réveillés avec un physique assez surprenant. quand à moi, hé bien, je n’ai rien eu. A tout hasard, je suis allé voir mes deux « copines »   
-Tout va bien, les g…filles ?
-Hein ? Pourquoi tu nous appelles…oh putin, non ! chab, on est devenues deux tepus !
-Abuses ! Oh c’est quoi cette voix de ouf ? Et en plus t’es vachement bonne, comme ça. 
- Mates-toi avant de l’ouvrir, t’as vu tes pare-chocs, hé, t’arrêtes de reluquer mon pote, oui ?
- oh, pardon, les filles, c’est juste que vous êtes assez… enfin, vous êtes plutôt bonne, quoi.
-Mais tant que t’y es, tu veux pas qu’on te fasse une turlute ? Dégages et oh, mates pas mon cul au passage !
Comme vous avez pu le constater, si au niveau physique, mes deux copines sont franchement baisables, au niveau personnalité, hum, faudrait qu’elle se taise pour qu’on est réellement envie de ne serait-ce les caresser. L’instant d’après, mon I-Phone envoie une autre décharge, je me prends le jus. Et sans comprendre, je vois mes deux copines KO, au sol, la foule qui les avait entendus et remarqués viennent les aider, un policier arrive. Et la suite est véritablement space.
Je fais pas deux pas que l’une des deux filles ouvrent la bouche et parle, vous allez me dire, rien de surprenant mais la suite est assez dingue. Leurs attitude et personnalité a changé en un instant.
-Je vous remercies, on a juste eu un petit malaise, c’est rien, hé Antoine, attends-nous !
-Ben quoi, tu veux plus qu’on te voit avec nous ?
La quatrième dimension, pas d’autre mot, elles connaissent mon prénom et il me semble qu’on est amis voire plus avec ces deux bombes. L’une des deux filles, la plus poumonnée, s’approches de moi, étonnée.
-Ben alors ? T’as changé d’avis, tu veux plus de ce rencard avec nous ? Je pensais que pourtant, on avait ce qu’il faut pour te plaire, non ? Excuses ma copine, elle est un peu, c’est pas une vraie blonde mais elle agit comme tel. Hé Christy, viens, Antoine nous attends.
La dénommé Christy (celle qui m’a insulté dés qu’elle a ouvert la bouche) arrive vers nous, sexy et surtout souriante.
-Pardon, je suis désolé, Antoine, je me ferais pardonner, d’accord ?
Cette phrase fut suivie par un patin juste démentiel. La deuxième fille sourit en la voyant faire mais j’attendais plus qu’un simple sourire.
-Allez, tout les deux, on va y aller. Antoine, viens par là. Je me suis en retrait mais je vais te dire : le fait qu’elle t’a embrassé, ça m’a excité, j’en suis presque jalouse.
-Oh, Lindsey, vas-y, Antoine c’est pas encore décidé.
Lindsey se blottit contre moi et m’embrassa à son tour, je confirmes : je venais d’entrer dans la quatrième dimension, version porno ! Les deux bombasses étaient toute sourire avec moi mais je voulais savoir comment c’était fini le match contre Alpha.  Une envie étrange me poussa à aller voir les victimes d’Alpha, autour de moi, des filles toutes plus canons les unes que les autres reprenaient connaissance, je vis un des membres de la brigade de capture, il s’était fait avoir, il regardait ses mèches de cheveux et sa poitrine sous son uniforme avec dégoût. Moi, je la trouvais assez canon. Nouvelle décharge qui cette fois remonta le long de mon dos. Je sentais clairement une brûlure à la base de  ma nuque.

A peine ai-je toucher ma nuque que je vis l’officier perdu dans ses pensées, un de ses collègues arrive pour la soutenir, l’air dégoûtée avait néanmoins disparut de son visage.
-Hé, comment ca va ?
-Bien, je te remercies, même…très bien.
Une étincelle s’alluma dans ses yeux, son regard regarda de l’autre côté de la rue, dans ma direction ! Qu’est-ce qui se passe ? J’eux à peine le temps de réagir qu’elle approcha dans ma direction. Mes deux bombasses la regardaient s’approcher de nous. Sa nouvelle démarche semblait lui plaire.
-Excusez-moi les filles, je sais que c’est ridicule mais, vous pourriez me passer un peu de maquillage ?
La jeune femme était à cinquante centimètres de moi, je l’observais (la matais au passage comme si j’espérais voir sous ses vêtements.) quand elle se tourna vers moi.
-Et est-ce que par hasard, vous savez où je pourrais trouver une boutique, je voudrais, enfin me changer ;
-Hé Aaron !
Le collègue de la jeune femme l’observait en train de se maquiller ! Elle ajusta le gloss en retroussant les lèvres mais j’eus plus l’impression…qu’elle venait de m’envoyer un baiser! Maquillée, elle était encore mieux, je faisais attention à ce que je pensais.
-C’est votre copain ?
-Oui, on allait boire un verre, pourquoi, vous voulez l’interroger, on a rien vu, on était à l’autre bout, là bas.
Elle se tourna vers moi, se mordant les lèvres, son regard bleu souligné de mascara plongea dans  le mien.
-Vraiment ? Dommage, j’aurais bien voulu…vous interroger.
-Son visage.
-Quoi ?
Je ne sais même pas pourquoi je venais de dire ça.
-J’ai vu un truc. Son visage, avant l’onde de choc, on aurait dit qu’il était, on aurait dit un masque.
La jeune femme me regarda de manière plus sérieuse.
-Et vous, les filles ? Vous pouvez confirmer ?

-Euh, non, je sais pas, t’es sûr de ton coup, Antoine ?
-Oui, ça été rapide mais il me sembles avoir vu quelque chose comme ça.
L’officier fut rejoint par son collègue qui s’étonna de son comportement, il eut un instant d’absence en la voyant maquillée.
-Désolé, mon vieux, je pensais pas qu’il t’avait touché autant. On verra avec les appareils.
-Pourquoi tu dis ça ? Je vais très bien, je t’assures, regardes-moi, j’ai l’air d’aller mal ? Je voudrais juste des vêtements qui m’iront mieux.
-Ok, on va te chercher ça. Le commandant est furibard.
-J’arrives. Bon, Antoine, je signalerais ton nom dans le rapport et si, besoin, j’aurais besoin d’infos : adresse, numéro de téléphone, ce genre de choses ; pour te redemander d’autres détails.
-N’hésitez pas, vous pouvez même passer si vous voulez.
« Pourquoi ai-je dis ça ? »
L’officier est aussi surprise que mes deux copines.
-Ok, merci de ta collaboration mais sauf cas exceptionnel, je n’aurais pas besoin de me déplacer…pendant le service.
Je confirmes, en plein porno, il ne manque plus que le plombier moustachu et une musique de fond…et aussi un physique à la hauteur de ses demoiselles mais c’est qu’un détail ; Et en parlant de physique, la suite est assez…surprenante.
Après mon double rencart et des bisous d’au revoir qui enverrait n’importe quel mec sur Jupiter, je rentres chez moi en résidence étudiante, je n’avais pas de coloc mais des voisins et voisines, pour que le porno puisse continuer, il faudrait que la locataire de l’immeuble au bout du couloir se change en pin-up et privilégie le physique à son intelligence. Après un examen approfondi, je vis alors quelque chose d’assez troublant, une marque était apparue dans ma nuque. Je refis un retour rapide sur les derniers évènements : l’onde de choc, les deux bombasses et leur comportement, idem pour l’officier qui doit être en train de découvrir les joies du string et des soutifs, hum…Ne nous égarons pas. 
-Bon, ok, ça marche, je peux faire ce que je veux comme une sorte de génie qui m’exaucerait.
Je repenses à ma voisine, puis aux autres étudiantes plus proche et déjà « physiquement à la hauteur de mon pouvoir ». Puis un détail me revient en mémoire : les décharges…provenaient du téléphone, la décharge dans la nuque n’est venu qu’après.


-Bon, alors, je voudrais être sûr que j’ai bien compris : mon génie, c’est mon téléphone ?  Bon, on va essayer. Voyons, hum…Je souhaiterais que Astrid soit folle de moi et débarques dans….ben dés qu’elle est rentré.
Rien ne se produisit, qu’est-ce que j’ai fait de travers ? Retour sur image : les deux bombasses, l’officier…Les décharges sont venus après que j’y ai pensé et aussi quand elles étaient à portée de regard. Bon, un petit test s’impose.
Direction deux portes plus loin, la correspondante de mon voisin est de passage, pas la bombe espérée mais mon esprit marche sur les esprits des filles ; Mia est originaire de Londres, comme je l’ai dit, pas une bombe, mais assez mignonne et surtout de très jolies formes et un sourire assez charmant. Bon, je n’ai jamais eu droit à un seul sourire à mon attention ou à un mot gentil. Mais cette fois, test nickel. Le temps de mes réflexions, j’arrives devant la porte. C’est Lucas qui ouvre la porte.
-Ouais ?
-Oh, salut Lucas, est-ce que Mia est là ?
-Mia ? Depuis quand elle s’intéresse à toi ?
-Depuis…Euh, quelques jours. On se croise et on discute, on sort parfois.
-Oh, elle m’en a pas parlé, pt-être parce qu’elle est pas rentré depuis oh, justement, trois jours.
-Hein ? Rien de grave ?
-Non, juste qu’elle a ce qu’on appelles…comment ? Ah oui un petit copain.
-Oh, dac. Bon, salut.
Lucas me regardes étrangement.
-Quoi ?
-T’as jamais tenté ta chance en trois mois et là, tu me fais le coup du meilleur copain?
-Oui, elle est pas mal, t’as dû t’en rendre compte. Bon, ben tant pis.
-Hé, tu cherches quelqu’un, pourquoi tu demandes pas à Sophie ?
-So, non, je…Sophie, oui, je vais aller la voir.
-De rien, mon pote.
Bon, Sophie, pas celle à quoi je pensais mais bon, une fille, c’est une fille. En chemin, je croises Sarah, l’inaccessible, canon mais disons un peu, sur la défensive. Occasion idéal.
« Si seulement Sarah pouvait, je sais pas, se montrer très sympa avec moi. »

-Oh, Antoine, ca va ?
Sarah lui fait la bise et est souriante, j’ai bien senti la décharge provenant de mon portable.
-Oui et toi ?
-Ouais, écoutes, j’ai pas mal de cours à revoir mais je passes te voir dés que j’ai fini, ok ?
-Euh, ok.
« Allons plus loin, plus qu’un sourire, un regard, quelque chose, fais-moi rêver, Sarah. »
Sarah rabat sa mèche et me regarde en coin, sourire aux lèvres.
-Tu sais…Je peux venir t’aider ou même réviser chez toi…
« Osé, pas osé, PLUS LOIN ! »
La décharge remonte jusqu’à ma nuque et je me surprends à embrasser Sarah et elle se laisse faire !  L’instant d’après, son regard brille d’un éclat que je ne lui avais jamais vu avec un autre homme.
-Toi…et moi, dans ma chambre, tout de suite. 
C’est trop beau pour être vrai, Sarah chaude comme la braise, prêt à coucher avec moi ! Allongé sur son lit, ôtant son t-shirt, le regard brillant, quand soudain, les choses tournent mal.
-Sarah ? Qu’est-ce qui t’arrives ?
-Je sais pas…Je me sens étrange.
« Reprends-toi, chérie et montres-moi à quel point tu es doué ! »
Sarah ne réagit pas, au contraire, elle se sent de plus en plus mal, j’ai peur pour elle.
Sarah commence à tituber et est prise de fièvre.
-Non, Sarah, qu’est-ce qui se passe !
-Je…sais pas…Me sens pas bien, j’ai du mal à bouger, parler, respirer…
Je regardes mon téléphone, je vais pas envoyer un sms pour un souhait ! Et puis zut, Sarah est livide, c’est peut-être ma faute.
« Sarah doit aller mieux. »
Sarah reprend des couleurs après l’inévitable décharge, exceptée que cette fois, elle me fait très mal et c’est moi qui sens alors un poids énorme qui me crispe. Sarah se réveille sur son lit et me voit me contorsionner à ses pieds.

-Hein ? Ménard, qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ? Et pourquoi je suis habillée ainsi ?
Je ne lui réponds pas, non pas que je ne veux pas mais que je ne peux pas, mon corps ne réponds plus, il ne reste plus que ma marque qui résonne et me brûle. J’entends un message arriver sur mon portable. Sarah voit que je suis malade et miracle, s’inquiète pour moi.
-Antoine ? Tu m’entends ? Appelez une ambulance…
Ma Marque profita de ma faiblesse pour s’insinuer. Et sans le vouloir, une simple phrase allait tout changer.
-Je…voudrais tant qu’on soit ami, ou alors…être digne de toi.
L’habituelle décharge se produisit mais se fut différent, une fois encore la décharge remonta jusqu’à ma nuque mais cette fois parcourut tout mon corps et également mon esprit.
En rouvrant les yeux, retour dans la quatrième dimension : j’étais allongé sur mon lit avec…Sarah à mon chevet ainsi que Marc et Julie, d’autres étudiants avec qui je m’entends assez bien.
-Ca va ? T’étais devenu tout pâle ?
-Euh, je délires ou tu es là, Sarah ? A mon chevet ?
-Ben, oui, pourquoi, où est le problème ?
-Ben, je sais pas, à toi de me dire.
-C’est toi qui délires. C’est normal que je sois là pour toi, je me suis inquiété quand je t’ai vu faire un malaise.
Je l’observais et ce n’était pas juste par intérêt, elle semblait vraiment inquiète pour moi, autant que Julie ou Marc. Ce qui m’inquiétait, surtout, c’était la décharge que j’ai ressenti avant de tomber dans les pommes.
-Vous pourriez me laisser, un petit moment, je voudrais…prendre une douche.
-Oh, pas de problème, si tu veux, préviens-nous si t’as besoin de quoi que ce soit.
-Ok, merci Marc.      
Sarah me regardait, ce n’était pas comme tout à l’heure, et le plus étrange, je n’avais pas envie, ni de la reluquer, ni de l’embrasser et c’était ça qui me dérangeait.
-Reposes-toi bien, ok, à tout à l’heure.
-A tout l’heure, merci Sarah.
-De rien.

Pas de doute, je n’allais pas bien, son jean moulant lui allait à la perfection et rien de rien, pas même un quelconque déglutissement. Bon, arrivé dans la salle de bains, examen complet, tout était en place, rien de différent, excepté cette façon de penser de Sarah et des autres, visage, cheveux, torse, jambes, bras, rien n’avait changé. Du moins pour l’instant.
Vous vous attendez à ce qu’il se passe quelque chose pendant la douche ou en sortant, hein ? Raté. Mais j’aurais préféré.
Je sortais des vêtements propres, me rasa, coiffa et alla rejoindre Sarah puis aller chercher les autres. Je voulus composer un sms pour me donner un peu de chance avec elle et qu’on dépasse le simple statut d’ami puis j’hésitais, et tapa le message suivant :
« Je veux devenir plus proche de Sarah, qu’on soit très proches. »
Je lis mon message et il disparut, habituel décharge mais provenant de ma Marque, bizarre. Sarah parla derrière la porte, elle m’ouvrit, à moitié habillée ! Souhait exaucée.
-Oh, attends-moi, excuses-moi, je t’ai imité, j’ai pris une douche et ça fait un bien fou, tu vas mieux ?
-Oui, merci mais Sarah, on est, enfin, ça te déranges pas de m’ouvrir dans cette tenue ?
Elle vit qu’elle ne portait que ses sous-vêtements et me regarda de travers.
-Quoi ? On dirait que c’est la première fois, depuis le temps et le nombre de fois qu’on a dormi ensemble, tu devrais être habitué. Au fait, tu veux qu’on ailles où ce soir ?
-Hein ? Pas trop loin, le café au bout de la rue, on va éviter d’aller trop loin.
-Ok, tu peux me passer le bustier et ma trousse s’il te plaît ?
Deuxième réaction bizarre : je savais où les trouver et la suite fut surprenant : je trouvais les vêtements dans son placard tout à fait superbes et pareil pour certains de ses produits ! Bon, ok, là ça devient bizarre. Et c’est là que je voulus voir mon reflet dans le miroir. Rien, moi, seulement moi, pas d’autre reflet comme code quantum, mais sa manière d’agir avec moi, je serais déjà jeté à la porte si elle m’aurait vu…comme un homme.
-Ecoutes, je vais passer voir…Marc, j’ai oublié des cours chez lui.
Sarah eut un sourire en coin.
-Hum, c’est ça, des cours, envoies-moi un sms quand t’as fini.
-Oui. A tout à l’heure.
Bon, pas de doute, le sous-entendu était révélateur, j’ai presque peur d’aller voir Marc. Je tapa à sa porte et il m’ouvrit, en souriant.

-Ca été ta douche ? Tu te sens mieux ?
-Oui, euh, Marc, comment est-ce que, non…Je voudrais savoir si…
-Ecoutes, Je sais que tu t’entends super bien avec Sarah et Julie mais ça me fait bizarre, et puis je suis pas sûr qu’on devrait, par respect pour les autres.
Ma crainte était fondée : tout le monde me voit comme une fille !
-Je vais te laisser, Marc, dis à Julie qu’on va au café après le dîner, ok ?
-Attends, je suis désolé, restes.
-Non, Marc, je…me sens encore un peu malade.
-Bon dis-moi quand tu ne seras pas malade en ma présence.
Je retournes dans mon appart, j’étais moi mais les autres voyait une autre moi, en fille. Ce foutu miroir me montrait toujours tel quel, donc deux alternatives s’offrait à moi mais bien évidemment, ce ne sera pas moi qui allait prendre la décision.
Deux sms était en attente, je les lus aussitôt : Je…voudrais tant qu’on soit ami, ou alors…être digne de toi.
« Je veux devenir plus proche de Sarah, qu’on soit très proches. »
Puis la Marque agit comme je m’en doutais, ma tête se vrilla d’une douleur lancinante mais je composa un sms pour tout arrêter.
« Je veux redevenir comme avant, sauf avec Sarah. »
Le message envoyé arriva l’habituelle décharge reliée désormais à ma nuque. Je voulus aller la voir quand je sentis un picotement à la base de sa nuque puis une phrase toute simple me vint en tête.
« Comment dois-je utiliser mon pouvoir ? »
La décharge frappa son crâne de plein fouet, il revit des détails de ces dernières heures, le physique scanné et analysé en gros plan des différentes jeunes femmes autour de lui : les deux bombasses, la fliquette, l’officier, les autres policiers, Mia, Julie, Sarah, des sons et des pensées se bousculèrent puis ce fut le regard et l’attitude de son entourage sur lui en tant que « fille ». Sa Marque emmagasina ces informations et lui fit une démonstration assez surprenante : ses mains venait de changer, puis ses mèches de cheveux et enfin il rapetissa. Il ne ressemblait plus à lui, et pas vraiment une fille, il ressemblait à un travelo androgyne, son visage essaya de changer mais ça ressemblait à une sorte de masque, ce qui effrayait le plus Antoine était bien évidemment les attributs féminins, deux bombements se produisit : un au niveau du postérieur et un autre au niveau de la poitrine.

Bon, autant l’avouer, c’était un échec, essayer d’imaginer une sorte de trav déguisé en poupée gonflable, voilà ce à quoi, je ressemblais.
Il essaya de se concentrer mais en tant qu’homme, il n’arrivait pas à avoir un semblant de véritable féminité, il essaya de repenser à un truc qui provoquerait un déclic. Sa marque le démangeait, il vit ses ongles longs et essaya d’envoyer un sms.    
« Je voudrais savoir comment utiliser mon pouvoir. »
Puis la Marque envoya une décharge en pleine dans la tête qui lui fit perdre connaissance. Quand il se réveilla, il était redevenu homme physiquement mais pensait, agissait et bougeait de manière différente, il prit le téléphone et regarda le message reçu :
« Tu dois te synchroniser, apprendre à être une femme avant de pouvoir le devenir. »
 J’agissais et pensait de façon plus que bizarre pour un homme mais une partie de moi s’en fichait et le conseil que m’avait donné le téléphone était bon, je n’agissais pas comme tel, je ne me comportais ou n’admettais pas être une fille. Je décida alors de résoudre tout mes ennuis en un coup.
« Je veux désormais agir, penser, bouger afin d’être parfaitement synchrone. Une fois synchronisé, transfères ton pouvoir en moi. »
Ce fut la dernière chose en tant qu’Antoine que je fis.
Tout le monde sait à quoi ressemble un réveil sous gueule de bois, là, c’était pire, je compatissais à la fois pour bruce banner, docteur jekyll et les héros de very bad trip car je ressentais et comprenais clairement ce qu’ils ont pu vivre.
Le réveil fut assez…particulier puisque j’étais dans le lit…de Marc. Oh, oh, pas bon, j’avais mal partout et ma Marque grésillait comme un poste radio, il me sembles que ma synchro a été assez explosive. Ce que je vis était encore plus flippant, des vêtements éparpillés autour du lit mais des vêtements de filles ! Je sentais également le reste de maquillage séché de la veille. Je confirmes : pas bon du tout. Je sortis du lit avec discrétion quand deux choses me frappèrent, mes cheveux étaient différents, non pas comme si j’étais allé chez le coiffeur hier mais avait clairement changé puis je vis également une peau dénué de poils et plus douce qu’à l’accoutumée et des ongles longs. 
-Pitié, pas ça, faites qu’il soit encore là.
Ouf ! Mon engin était encore présent et j’avais pas de seins non plus, je fis quelques pas jusqu’à la salle de bains et vit ce que j’étais : un androgyne, mieux que la poupée gonflable/bodysuit mais plus vraiment moi non plus. J’essayais de comprendre ce que voulait dire Synchronisation mais ce fut ma Marque qui me souffla la réponse. Quelque chose était différent encore une fois, je pensais et agissais bizarrement, mon corps, sans que je comprennes comment, étais redevenu celui d’habitude. Donc en gros, deux alternatives s’offrait à moi : physique ou mental, voilà la synchronisation. Un message provenant de mon téléphone se fit entendre. C’était Sarah.

BIEN DORMI, LOL ?
Le doute s’empara de moi, que devais-je répondre ? Et surtout qui devais répondre ?
EUH, PK KES KI C PASSE HIER SOIR ?
ARETE, CT COMMENT ? VOU LAVE FE ?
Bon, pas de doute, elle parlait à l’autre moi, que faire ?
-Si je débarques dans sa chambre, qu’est-ce qu’elle va me dire ? Déjà, pour Marc, je suis plus un simple pote, apparemment.
Marc gémit dans son sommeil et se retourna, Antoine resta sur ses gardes, de peur qu’il se réveille. 
JE C PLU, TROU NOIR MAI JSUI AVEC MARC.
-Allez Sarah, éclaires ma lanterne.
JEN ETAI SUR, ESPECE DE TRAINEE, VA. JE TAVAI JAMAI VU COMME CA AVANT.
-Oh, nom de dieu. Qu’est-ce que je fais ?
Je me rendis dans la salle de bains et essaya de synchroniser corps et esprit, je sentis traverser une vague d’énergie en moi, quelqu’un allait prendre le relais dans mon esprit mais je devais apprendre.
-Penser, agir, se comporter pour le devenir…
La seconde pensée ne me fit pas de cadeau, mon esprit se connecta à ce flot d’informations, et au passage, je pus me souvenir par bribes « scanné » ce à quoi je ressemblais aux yeux des autres, je retentes une seconde fois la métamorphose puis vit mes cheveux et surtout le fatras collé sous mes yeux. Hop, direction la douche.
Une couche épaisse disparut de mon corps comme une sorte de membrane semi-liquide, l’idée du bodysuit était pas loin mais c’était plus comme une sorte de gel, et ce fut la panique, Marc venait de se réveiller. Bon, pas le choix cette fois-ci. Seconde tentative.




Le fait d’être nu aidais pas vraiment mais une fois concentré, ce n’était plus un détail, la pensée féminine se reconnecta et je pus assembler mentalement « mon » anatomie. Ce que j’avais vu au réveil était le stade intermédiaire, mon cerveau pas encore synchrone avait repoussé ou annulé ma transformation par reflexe instinctif. Je décida alors de recommencer l’étape intermédiaire du point de vue : ongles, peau, cheveux et surtout taille. C’était pour la suite que j’avais plus de mal mais ma nouvelle façon de pensée me rendait ça naturel et surtout indolore, naturel comme le fait de sentir ses hanches se développer et surtout voir son pénis se changer en un clitoris récemment épilée.
Je voulus le toucher mais j’attendais la fin pour faire un check-up complet, la poitrine devint sensible et je me surpris à apprécier voir mes seins grossir et se former, l’avant-dernière étape était la trachée, ma pomme d’Adam se rétracta puis ce fut le visage, menton, pommettes, nez, front, oreilles, regard, lèvres, la synchronisation était presque complète, ma pensée féminine me faisait à la fois apprécier et comment expliquer ? banaliser ce corps, ce fut ensuite les pensées, la gestuelle, la personnalité et surtout la libido, hum….Bon sang, cette traitresse de pensée et ma Marque me laissèrent sans défense tandis que ma libido agissait sur mon organisme et ma personnalité, après tout, j’étais une jeune femme sexy, hyper bien foutue, sous la douche, l’eau coulant sur chaque parcelle de mon superbe corps. Quoi de plus excitant ?
La grande découverte de mon visage et de mon corps ne dura que quelques secondes avant que Marc n’entre, tout sourire, chose que je lui rendis, et l’envie de m’approcher de lui et d’en vouloir plus qu’un simple sourire me prit.  
-Salut.
-Salut, bien dormi ?
-Très bien, écoutes, Audrey, je sais pour toi mais cette nuit…
J’avais le pouvoir de couper cette phrase d’un simple baiser, je voulais l’allumer.
-C’était le pied. 
-Ah, et je me suis dit, est-ce que désormais, on est…
Second baiser, l’envie qu’il me caresse me vient à l’esprit, ainsi que l’envie de faire tomber ma serviette et qu’il puisse m’admirer…
Bon, reprise, les gars, j’espères que vous faites pas ce que penses mais bon, y’avait de quoi donc on zappes les détails.



J’étais désormais Audrey pour mes amis mais aussi pour mes profs et mes camarades, vu les compliments et les numéros de drague auquel j’ai eu droit, je peux vous assurer, que je dois être une sacré allumeuse, Sarah est la plus sage de nous deux.  Marc était juste un toy boy et j’avais de plus en plus de mal à redevenir ou vouloir redevenir comme avant, à commencer si désormais il y a eu un avant.
Hé oui, mes chéris, je racontes cette histoire tant que mes derniers souvenirs avant de devenir totalement Audrey, physiquement mais surtout mentalement. J’ai juste oublié de préciser une petite chose amusante qui servira de conclusion. 
Je décida de rompre avec Marc et lui expliquer qu’il n’était qu’un homme parmi tant d’autres mais notre vieille amitié m’empêcha de ne pas lui faire ce cadeau.
Ma Marque m’expliqua alors qu’en tant que gynomorphe, je ne pouvais pas être que Audrey mais autant de femmes que je veux. Hum, devenir un fantasme vivant gynomorphe pour satisfaire plusieurs hommes en une soirée ? Intéressant comme programme.
Mais on va commencer par Marc. Je décida de lui sortir le grand jeu en étant à la limite du possible : grande, châtains clairs tirant sur le blond, d’origine étrangère, je dirais hum, Canadienne et me choisit un prénom simple : Rose. Je changea également le son de ma voix ainsi que mes traits de caractères, je ne pensais pas que ça demanderais autant de boulot, et fit mon entrée, oh, j’allais oublier, j’avais également prévu d’autres fringues, ça aurait été suspect.
La vérité est que Rose fit passer un très bon moment à Marc pendant presque deux semaines, je me mentais à moi-même, je crois que j’en pincais réellement pour lui et je lui fis un coup en traître, de changer et devenir la suivante, une étudiante arrivé depuis peu en fac, qui était son style de fille, petit brunette, assez svelte, aux courbes assez mignons, et surtout un sourire trop mimi, et cette fois j’étais Cynthia, Sarah ne se doutais de rien et j’eus alors l’envie, ma Marque m’empêchait d’être raisonnable, de draguer et de coucher le même soir avec elle, Marc et Lucas, sous trois apparences différentes : Cynthia pour Marc, Audrey pour Lucas ( me servir d’alibi) et en tant que Jessica pour Sarah.  Ma Marque en voulait toujours plus et je finis alors avec pas loin de 15 identités différentes dont trois pour un club, en tant que cliente et hôtesse et surtout danseuse. Audrey n’était plus qu’une identité parmi d’autres et je dus jouer de mes charmes pour que les hommes des brigades de capture me lâchent les baskets et qu’il m’innocente.
Actuellement, Audrey a disparu pour laisser place, entre autres à Brianna, jeune top model de 20 ans, marié à un homme d’affaires important, il me « trompe » avec Suzie, sa masseuse et je n’avais pas prévu qu’il craquerait sur une autre, tant pis, actuellement, je peux cumuler jusqu’à 30 identités mais je commence à être fatigué. Et je terminerais par : si parmi vous, on désormais des doutes sur l’identité des filles de leur entourage, c’est que vous m’avez déjà sans doute vu, croisé ou baisé, ou pas et dans ce cas, hé bien, j’attends vos messages et de vous rencontrer.
                                                                    FIN


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