mardi 14 février 2012

La Marque de Xenocross, Chapitre 17

Voici une histoire en plusieurs parties réalisé par Xenocross, nous vous proposons de vous la faire partager, dites nous vos idées et suggestions, si vous avez des idées de suites ou de captions qui vous inspirent , envoyez les, en attendant bonne lecture...

Chapitre 17

UNE SEMAINE PLUS TOT…

FORT WALTON

L’officier Samuel Jacobs est convoqué en pleine nuit par le commandant Harrington, le responsable de  la base de Fort Walton.

-Sam, Washington nous a appelés, On nous confie une mission assez délicate, il ya très exactement 17 heures, respectivement à Chicago et Londres, un signal de type inédit a été enregistré par les appareils de Fort Emmerich, vu que nous n’avons pas le droit d’intervenir avant qu’il ne se soit passé quoi que ce soit, je vous demanderais d’enquêter, votre contact s’appelle Johanna Keenan.
-Attendez, stop, c’est quoi exactement comme type de mission ?
-Enquête et s’il le faut infiltration sous couverture au sein de ce nouveau groupe.
Cela fait à peine quelques heures que le groupe s’est formé, nos agents sur place ont eu des difficultés à transmettre l’info, certains auraient subis quelques…humhum, changements physiques et en serait ravis.
-Johanna Keenan, c’est pas un cas de marqué ?
-Si, mais assez inoffensif, il prend la forme d’une femme par pulsion en regardant un magazine ou un film.
-Ah oui, aucun danger qu’il ou elle nous trahisse ?
-Aucun risque. Pour la suite, voyez avec elle demain matin.

6 HEURES PLUS TARD…

Johanna Keenan a donné rendez-vous à l’officier Jacobs dans un parc.
Il reste méfiant à cause de la nature de son interlocuteur.

-Officier Jacobs ?

Une très jolie jeune femme aux cheveux blonds attachés en queue de cheval vient de s’adresser à lui, il la regarde et a des doutes concernant son identité.

-Jo…hanna Keenan ?
-C’est bien moi, merci d’être venu, je suis là pour vous informer de ce que nos agents nous ont transmis durant ces dernières heures. 
-Dites moi déjà ce que je dois savoir à la base.
-Ok, une société vient de se créer récemment, nommé Changeling, accrochez vous bien, il propose au public de devenir des femmes selon leur envie. Ou comment retourner l’opinion publique sur les marqués mais de manière disons pacifique.
-Et, ils ont des clients ?
-Oui, plus que vous ne le croyez, ils respectent soit disant l’éthique pour ne pas être pris pour des marqués « classiques » comprenez que vous ne pourrez pas transformer votre frère, votre voisin, votre collègue en jolie femme sans qu’il n’en soit averti et qu’il soit d’accord. Une manière de se dédouaner des autres marqués, encore plus après la création des équipes de capture pour marqués.

Il la regarde et l’écoute attentivement mais ne peut s’empêcher de se poser des questions sur elle.

-Vous écoutez ? Vous voulez me poser une question ? 
-Oui, pourquoi, rester en Johanna, vous êtes un homme à la base.

L’attitude de Johanna s’assombrit.

-Hum…Est-ce que vous avez des passions, des hobbys qui pourrait presque être une drogue pour vous ?
-Hum, oui, je suis amateur de sports, j’aime la musique et je suis passionné par les maquettes de bateaux, pourquoi ?
-Bon, imaginez vous que votre vie dépende entièrement de ses passions, à tel point que si vous ne le faites pas immédiatement, vous allez devenir fou, vous comprenez ?
-Oui, je  le comprends, c’est ce qui vous arrive ?
-Depuis très exactement une semaine, toute la journée, à plusieurs reprises, j’ai cette pulsion qui m’oblige à penser, regarder pour devoir me transformer et me calmer, en trouvant ce boulot au gouvernement, ils ne m’ont connu qu’en tant que Johanna Keenan.
-Je suis désolé pour vous. Qu’est-ce que je vais faire alors ?
-Nous allons enquêter publiquement afin d’endormir leurs soupçons et voir ainsi comment est-ce qu’il procède et surtout comment est-ce que les clients réagissent, presque du travail de journaliste.
-On aura une couverture ?
-Oui, on sera deux gratte-papiers venus enquêter sur l’efficacité de Changeling, et au passage, je me ferais passer pour un client intéressé, vous, hé bien, vous devrez également faire un compromis assez important quand vous verrez de quoi ils sont capables, je ne vous demanderais pas non plus de vous changer définitivement…
-Non, je n’ai aucunement l’intention de vouloir même pour quelques minutes ou quelques heures devenir une femme. Je serais « le mauvais flic » celui qui pense à la morale et surtout qui pense que Marqué est égal menace.
-Faites attention à ce que vous dites, ça risquerait de les mettre sur la défensive et ils risquent de se méfier de nous.

Quelques heures plus tard, les deux enquêteurs arrivent devant les locaux de Changeling qui étrangement fait penser à un salon d’esthétique dont les locaux sont d’anciens entrepôts.
Plusieurs personnes attendent devant la porte en discutant de tout et de rien, il y a parmi eux des femmes assez attirantes.

-Il faudra se renseigner sur le passé du bâtiment, comme ça, on verra s’ils nous cachent pas une pièce secrète.
-Bon, essayez de rester pro mais pas au point d’avoir envie de leur sauter dessus si la réponse ne vous plaît pas, OK ?
-Vous comptez leur demander de faire quelque chose pour vous ?
-Pardon ?
-Votre pouvoir n’a pas de répercussion sur les autres mais vous avez du mal à le contrôler, est-ce que vous allez leur demander de vous aider ou pas ?
-Oui, je vous ai dit que je me montrerais intéressée.

Une femme ayant la quarantaine arrive pour les accueillir alors que les clients et clientes attendent devant la porte.
-Bienvenue, je me nomme Circé, vous êtes les enquêteurs du gouvernement, c’est bien ça ?
-Oui, madame.
-Mademoiselle, je vous prie.
-Mademoiselle Circé, nous sommes ici pour s’assurer que votre petit commerce bien qu’assez fructueux, est parfaitement en règle, après tout, l’opinion public a une image assez négative des marqués et vous apportez, disons, une sorte de seconde chance en devenant d’utilité publique.
-Je vois, mon collègue, Maestro est à l’œuvre depuis deux heures avec un patient ayant un fantasme assez particulier, sachez déjà que nous respectons l’éthique, nous ne pourrons pas transformer votre patron, votre ami, votre collègue voire un membre de votre famille en jolie femme sans qu’il n’en soit averti et qu’il soit d’accord. C’est l’une des règles que nous essayons de respectez pour ne pas être pris pour des marqués comme les autres.
-Mais vous utilisez vos pouvoirs sur des personnes afin de les transformer, c’est bien ça ?
-Oui, mais ces personnes sont venues à nous pour que nous les aidions, aucun de nos clients n’a été forcé à faire quoi que ce soit contre sa volonté. Maestro respecte leur choix, y compris pour les critères d’apparence, disons que pour parler en langage imagée, nous sommes le rayon de soleil qui permet à la graine de devenir une fleur. Et toujours en citant cette exemple, nous ne choisissons pas quel type de fleur ils deviendront, c’est d’eux-mêmes que viennent leur nouvelle apparence.
-Je vois…Et en termes de limite éthique et morale, où vous situez vous ?
-Nous ne faisons rien sans le consentement des clients, et nous refusons, les blagues ou vengeance, sauf si c’est la personne elle-même qui le demande. Bien évidemment, nous avons des personnes qui nous prennent pas au sérieux, nous leur en voulons pas d’être méfiant.
-C’est vrai, vous êtes des marqués mais vous, vous aidez  les gens à se sentir mieux dans leur peau.

Johanna Keenan envoie un regard de reproche à son collègue, Circé conserve son sourire malgré le cynisme de la réponse. Ils arrivent dans la salle d’attente où trois clients remplissent un formulaire ou consulte les différents dossiers. Circé tend deux brochures aux enquêteurs. La brochure propose les différentes formules établis par Changeling avec témoignage et photos assurés comme non truqués pour vanter les mérites et bienfaits de leur compagnie.
Samuel Jacobs regarde alors la formule basique qui a pour nom : « fantasme d’un instant »
Elle propose une sorte de voyage ou d’illusion physique durant une durée déterminée. Johanna, elle, regarde, la formule : « renaissance et pureté » qui propose de devenir physiquement, temporairement ou définitivement son alter ego ou persona féminin.
-Excusez-moi, c’est quoi un persona ?
-C’est un terme de Science Fiction, ça explique que si vous avez modifié votre passé ou que votre esprit désire renaître au-delà du corps, on peut altérer la réalité du corps.
-Une réincarnation sur le plan physique, en quelque sorte.
-Non, réincarner signifierait que vous n’êtes plus incarné que vous n’existez plus ou n’avez jamais existé, disons que, comme avec des vêtements sur une personne ou la décoration d’un appartement, on peut relooker et adapter votre corps à votre esprit pour qu’il soit parfaitement accordé.
-C’est un peu zen pour moi mais je vois ce que vous voulez dire. Et disons qu’une personne vienne et change d’avis entretemps, qu’est-ce que vous faites ? Vous désaccordez son corps ?
-Non, comme les médecins, nous laissons une période de réflexion à nos clients, même ceux qui veulent expérimenter un trip de quelques heures.
-Dites, mademoiselle Circé, est-ce que d’une certaine manière, vous pouvez contrôler le temps et la réalité avec vos…dons ?
-Non, nous créons un procédé assez complexe qui altère les souvenirs du patient et de son entourage, sauf s’ils veulent que leurs familles le sachent et s’en rappelle.
-Donc vous manipulez les souvenirs des gens ?
-Oui et Non, pour le bien de l’entourage du patient, nous facilitons la transition mais ça aussi, nous le faisons que sur demande du client.
-Qu’est-ce qui me prouve que vous n’avez pas déjà altéré mes souvenirs par le passé et que je ne m’en rappelle pas ? 
-L’esprit est compliqué, on ne peut lui imposer de remplacer ou oublier des souvenirs, ils sont juste enterrés, la réponse est simple, nous sommes obligés de consigner et de transmettre des rapports sur les identités des clients et de leur entourage en cas de problème. Mais pour l’instant, ce n’est pas arrivé.
-Moi, j’aurais une question très simple, d’où vous est venu cette idée de Changeling, vous êtes devenu des marqués, disons depuis deux ou trois jours, on va dire, et vous avez l’idée d’être différent des autres ?
-La création de Changeling est assez complexe, votre collègue a dit qu’il n’aimait pas trop le zen mais nous avons rêvé, mon collègue et moi-même, alors que nous venions d’être tout les deux frappés par la Nébuleuse, de cet endroit. Nous étions connectés et une fois rencontrés, nous avons monté ce projet en quelques jours.

Une superbe jeune femme blonde typé vamp dans les années 50 sort du cabinet jusque là fermé, Maestro apparaît, c’est un homme assez jeune, grand et costaud, Johanna se surprend à le trouver attirant et les pouvoirs de Maestro semblent le ressentir au vu du sourire qu’il lui fait en la voyant.  

-Bon, hé bien, ne faites pas trop de bêtise, Elizabeth, je pense que votre plan est un peu spécial mais je vous encourage à le tenter.
-Merci beaucoup, docteur, si j’ai le moindre problème, je vous appelle ?
-N’hésitez pas, à bientôt.

Circé s’avance avec ses deux visiteurs vers son collègue.

-Bravo, tu t’en es bien sorti encore une fois, je te présente les enquêteurs venus vérifier la fiabilité et la sécurité de notre entreprise. 
-Enchanté, mademoiselle, je regrette de ne pas être celui vous a fait don d’une telle beauté mais si vous espérez un jour, en changer…
-Hum…Non, merci, voici monsieur Watkins et je suis mademoiselle Munro, vous devez
être…Maestro ?
-Désolé d’être aussi direct mais que voulait cette cliente ?
-Hé bien, il avait un plan assez élaboré où il voulait jouer un double rôle, voyez vous, il s’est séparé de sa femme suite à des histoires un peu, épicées. Et disons, qu’il a eu des doutes après que son « ami » lui ait avoué sur la fidélité de sa femme et a eu un plan assez tordu : il voulait que je lui confectionne une deuxième identité où il pourrait séduire à la fois sa femme et son ami.
-C’est assez pervers comme plan, et comment, comme les loups-garous, devant la lune ?
-Non, un simple objet de la vie de tous les jours, un miroir de poche. Je peux encore répondre à quelques questions et je dois m’occuper d’un autre patient ensuite.
-J’aurais une question, hum…Est-ce que vous faites également l’inverse, les femmes voulant devenir hommes ? Ou bien les femmes voulant devenir d’autres femmes ?
-Oui, nous en avons, bien évidemment, mais disons que nous avons des ennuis avec les chirurgiens ensuite.
-Vous offrez une seconde jeunesse ?
-Non, nous laissons ça aux chirurgiens avec le botox et les liftings, nous proposons autre chose.
-Avoir le corps de leurs rêves mais pas redevenir celui ou celle qu’ils étaient étant jeunes ?
-Oui, nous avons également ce que nous appelons, la technique Pendragon, qui est interdite. Nous ne pouvons pas changer quelqu’un en le sosie d’une star définitivement ou tout simplement le voisin ou la voisine d’en face, à court terme, oui, à vie, non.
-Admettons, que vous agissiez sur un criminel recherché sans le savoir.
-Nous nous tenons informé, monsieur Watkins, de l’actualité internationale, du moindre fait divers à la une.
-Est-ce que quelqu’un a demandé à devenir un marqué ?
-Oui, mais de façon virtuelle par le biais d’une de nos séances « fantasme d’un instant », par contre, je sais ce que vous allez demander, non, nous ne contrôlons pas le contenu du fantasme, si la personne rêve de transformer son entourage en actrices pornos ou bien à l’opposé d’évincer un rival au travail ou alors d’expérimenter le pouvoir des marqués comme Alpha ou autre, nous n’en sommes pas responsable. Bien évidemment, j’arrive à leur faire avouer une partie de leur projet et nous sommes en droit de refuser ou de proposer une alternative moins dangereuse. Ecoutez, je vais prendre un patient maintenant, Circé, est-ce qu’ils peuvent assister à une séance selon le cas du patient ?
-Sans problème mais donne leur les protections.
-Pourquoi selon le cas du patient ?
-Hé bien, selon le type de demandes, je dois déployer des pouvoirs assez intenses et même avec des protections, vous risqueriez d’être toucher et vu l’attitude de monsieur Watkins, je ne pense pas qu’il ait envie de devenir une jolie jeune femme par accident, surtout qu’en termes de sécurité, ce serait une faute grave.
-Monsieur Terredi, c’est à vous.

Un jeune homme d’une trentaine d’années arrive devant Circé et Maestro, il semble nerveux et impatient.

-Bonjour, docteur, messieurs dames.
-Par ici, je vous en prie.

Johanna Keenan et Samuel Jacobs pénètre dans le cabinet de Maestro quand Johanna retient Circé quelques secondes ;

-Ah oui, une question, vous n’exercez pas ?
-Si, je m’occupe des trips et d’un autre type de cas « renaissance et pureté » j’ai d’ailleurs vu que vous sembliez intéressée.
-Peut-être. Je vous laisse. On pourrait assister à une de vos séances après avoir fini avec le docteur Maestro ?
-bien évidemment, au fait, vous avez très bien choisi votre apparence.
-Quoi ?

Circé referme la porte du cabinet de Maestro, monsieur Terredi s’est assis en face de Maestro, Jacobs ait sur le côté et ait rejoint par sa collègue. Johanna a été troublée par la phrase de Circé.

-Bon, monsieur Terredi, je lis à votre dossier que vous a choisi la formule « Chrysalide » pour une journée, je vous écoutes. Dites-moi tout ce que je dois savoir, plus vous m’en direz, plus ce sera précis.
-Hé bien, je voudrais devenir une jolie jeune femme voire plus que simplement jolie, on va dire carrément sexy. Mais pas forcément une allumeuse ou une chaudasse, j’essaierais de séduire ou de draguer des hommes mais c’est surtout un plan lesbien qui me plairait, et je voudrais conserver des preuves de cette journée : photos, vidéos, des choses comme ça.
-Sous-vêtements, accessoires, également ?
-Si je veux recommencer,  oui, mais si ça se trouve, je voudrais tout à fait autre chose.
-D’accord, vous savez que je ne pourrais pas faire de vous une mineure par contre, 18 ans minimum, dites m’en plus sur votre apparence, la façon que vous voulez ressentir ou non, votre personnalité.
-Hé bien, je ne sais pas pour l’apparence, peu importe la couleur de cheveux, sexy voire carrément canon, euh, je voudrais voir et ressentir ma transformation mais pas que ce soit douloureux, hé j’aimerais en deux étapes, d’abord, féminiser mon corps puis ensuite l’adapter selon ce qu’il faut rajouter, pour la personnalité, c’est dur à expliquer, je voudrais que ce soit une véritable découverte de mon nouveau corps mais je voudrais avoir les réflexes et les habitudes rapidement, des trucs de filles comme mettre un soutien-gorge, se maquiller ou un truc de fou, jouer des cils pour attirer l’attention. Je sais par contre, physiquement, ce que je veux pas : pas de black ou asiatique, pas refaites ou pas vulgaires et pas non plus une chaudasse ou une nympho.

Jacobs trouve la conversation surréaliste, Johanna semble écouter avec attention ce qu’il raconte.  Maestro prend des notes sur le dossier de monsieur Terredi.

-Hum hum, vous avez choisi un prénom ? Ou vous déciderez sur le moment ?
-J’ai plusieurs idées de prénoms mais oui, j’aviserais selon à quoi je ressemble.
-Hé bien, je peux déjà vous apporter quelques précisions, à une très belle jeune femme, assez attirante, je parierais pour plus jeune que vous ? 20-30 ans ?
-Oui, autour de 22 à 25 ans.
-D’autres choses à préciser, vous aviez parlé de lesbianisme, une préférence pour votre future compagne ?
-Pareil, je verrais le moment venu, mais je dirais du même âge ou un peu plus jeune, très belle, voire même véritablement canon, pour parler chiffre si on me donnerait 14, je lui donnerais un 19 ou 20/20.
-Je pensais autour de 16, 17/20 vous concernant, et concernant les hommes ?
-Là aussi, c’est compliqué, je voudrais qu’il me désire, je voudrais les allumer mais pas
coucher ou baiser.
-Ensuite, les choses peuvent évoluer selon vos pulsions de femmes, sur le moment, plusieurs choses peuvent arriver. Bon, messieurs-dames, il y a une pièce juste à côté où vous pourrez tout voir. C’est préférable, sauf mademoiselle, si vous voulez rester.
-Non merci, votre collègue a pas parlé d’équipement ?
-Oui mais dans le cas de précision de monsieur Terredi, j’aurais des choses précises à faire.
Très bien, allongez-vous, nous allons commencer.

Monsieur Terredi s’allonge dans le siège et Maestro regarde alors ses notes, Jacobs et Keenan passe dans la pièce avec une grande baie vitrée, il les accompagne et déclenche un levier qui met en marche une sorte de générateur.

-Ceci, c’est pour empêcher les rayons de vous affecter, ça ne sera pas spectaculaire, croyez-moi mais disons que je ne veux pas prendre de risque.
-Où est-ce que vous avez eu cet appareil ?
-C’est ce que les équipes de capture appelle des brouilleurs mais ils ont été modifiés.

Le sergent Samuel Jacobs est coi devant le culot de Maestro.   

-Et…Vous avez eu ça où ?
-Nous avons, disons, fait amande honorable en prouvant notre bonne foi et vos patrons nous ont vendus du matériel. Et d’ailleurs, votre visite repose également sur le fait que nous possédions un tel matériel. Excusez-moi. Ca pourrait être un peu rebutant au début mais croyez-moi, c’est assez gratifiant quand on vous voit l’émerveillement sur les visages des patientes. 
-Rebutant ? Comment ça ?
-Sauf si vous êtes un soldat des équipes de capture ou alors que vous avez été confronté à une affaire de marqué, ce n’est pas tout les jours que vous assisterez à la transformation d’un homme en femme.

Samuel semble avoir pris la remarque comme un avertissement. Maestro retourne auprès de son patient, Johanna est elle aussi, suspicieuse.

-Je voulais pas en parler avant mais Circé m’a fait une remarque aussi étrange, elle m’a félicité pour le choix de mon apparence.
-Ils doivent sentir que vous êtes un marqué.
-Et la remarque qu’il vient de faire, ils sentent aussi que nous avons une couverture ?
-Je crois que leur petit commerce, c’est de la poudre aux yeux, ils ont autre chose de prévu mais ils le dissimulent très bien.
-J’ai noté quelques noms de patients refusés pour « raison éthique » qui était sur le planning, on fera une recherche dés qu’on aura terminé ici.
-Le Maestro va commencer son show, regardez.

Maestro utilise un sort avec ses mains en le dirigeant vers monsieur Terredi, les télés au dessus d’eux se déclenchent pour renforcer l’aspect « show », on voit clairement monsieur Terredi commencer à lentement et progressivement se transformer. Jacobs regarde ça, médusé, Johanna, regarde le visage du patient. Il semble satisfait et radieux.

-Tout va bien ?
-Oui, je me sens bien…Et en même temps, c’est agréable.
-Vous entendez le son de votre voix ?
-Oui, hihi, et je sens ma poitrine, c’est bizarre.

Monsieur Terredi assiste à l’émergence de ses mamelons et le bourgeonnement de sa poitrine sous la forme de deux seins qui grossissent lentement, ses jambes ont déjà changés et son entrejambes également sans qu’il n’ait senti quoique ce soit, il touche alors sa poitrine avec les mains et remarque des ongles plus longs qu’avant et surtout des mèches de cheveux lui gênent la visibilité.

-Ho…Humm…C’est vraiment agréable comme sensation…
-Votre visage change, je vais vous appelez mademoiselle à partir de maintenant.
-C’est…Une sensation vraiment…agréable…
-Vous voulez vous examiner ou votre point de vue vous suffit ?
-Non, je vais garder la surprise de la découverte…Bon sang ma voix…
-Croyez-moi, déjà rien que là, actuellement, vous êtes très jolie. Et pourtant, vous n’avez aucun artifice.
-Vous croyez que c’est suffisant, par rapport à ce que je vous ai demandé ?
-Ca ne demandera que quelques minutes et là, vous pourrez savoir si vous êtes suffisamment séduisante ou pas.
-Je le saurais à votre façon de me regarder ?
-Sans doute. Vous êtes une patiente mais cela ne m’empêchera pas de vous trouver attirante.
-Au point d’avoir des idées qui vous passeront par la tête ?  
-Je croyais que vous vouliez juste draguer les hommes ? Je vous avais prévenu.
-Désolé, Ohhhh…Qu’est-ce qui se passe ? je me sens…Hummmm…Chaude…
-Vous entrez dans la deuxième phase.

Le corps de mademoiselle Terredi change à nouveau et prend des courbes et une texture de peau et de cheveux différentes, plus féminine, plus séduisantes, plus attirantes, son regard et ses lèvres changent radicalement tout comme ses courbes qui sont devenus terriblement attirantes et généreuses. Maestro laisse mademoiselle Terredi reprendre peu à peu ses esprits, les vêtements qu’il portait n’ont pas résisté au changement de corps.
Jacobs observe silencieusement mais, au fond de lui, refuse d’admettre qu’il trouve la jeune femme terriblement attirante.  Johanna regarde la patiente commencer à bouger.

-Comment vous sentez-vous, mademoiselle ?
-Honnêtement…Canon, et surtout fière d’être devenue une femme aussi…Hum. 
-Sexy ? Je dois l’admettre si je ne vous savais pas lesbienne, je vous séduirais immédiatement. 

La jeune femme regarde le docteur dans les yeux et rabat ses mèches de cheveux de devant son visage.

-Qui a dit que j’étais lesbienne ? J’ai dit que je voulais essayer le lesbianisme ?
-Votre personnalité semble avoir plus changé que ce qui était prévu, reprenez vos esprits et calmez-vous, c’est les effets des hormones, il faut le temps de réadapter le corps.
-Et si je voulais justement profiter d’être chaude comme la braise pour que vous m’examiniez, docteur ?
-Quel est votre prénom ?
-Gabrielle, est-ce que je vous attire, docteur ? Dites-le moi. 
-Gabrielle, je vous demanderais de vous calmer un petit instant, je vais vous chercher des vêtements et vous pourrez vous découvrir, en tant que femme.

Maestro rejoint les deux enquêteurs et prend une tenue d’hôpital, il semble rester impassible malgré le comportement de sa patiente.

-Je peux savoir comment vous faites pour rester de marbre ?
-A ce que je j’entends, elle vous laisse pas de glace, la patiente, n’est-ce pas ?
C’est toujours pareil, la saturation chimique qui assure la connection et le remplacement des hormones et leurs paroles où soi-disant, ils ne veulent pas devenir des chaudasses ou des actrices pornos, pendant quelques minutes, il l’oublie totalement. Bon, ça c’était un cas assez facile, excepté les précisions sur le corps, la personnalité, la sexualité et l’attitude, croyez-moi en trois jours, j’ai vu pire.
-Pire ?
-Oui, dérèglement hormonaux ou transformation de la personnalité, il faudrait que je les attache dans une bassine d’eau glacée en guise de siège. Là, vous allez voir, elle se tripote et attend que je la détache et vous aurez droit au couplet des excuses.
-Si vous en avez déjà marre, pourquoi continuer ? Circé pourrait prendre votre place ?
-Circé a un autre type de pouvoir, différent du mien, nous sommes deux facettes d’une même pièce.

Maestro retourne auprès de sa patiente qui semble en effet s’être calmé. Elle s’examine et se palpe en souriant.

-Bon, prête à vous découvrir ?
-Oui, docteur, et désolé, je me suis laissé emportée.
-J’ai l’habitude, vous inquiétez pas, par ici.

Gabrielle Terredi avance en hésitant, le poids de son corps n’est pas le même mais c’est surtout la découverte de son apparence qui est pour elle une véritable révélation.

-Oh mon dieu ! Oh, c’est pas vrai ! Je suis, ouah, je suis magnifique…
-Vous êtes très attirante, Gabrielle et imaginez vous avec, les vêtements, la coiffure, le maquillage adéquat, même sans vous forcer à prendre une démarche provocante, vous allez faire des ravages.
-Merci, docteur, je suis une véritable bombe, oh mon dieu, je peux m’examiner ?
-Non, vous allez passer à côté et enfiler cette blouse, là, vous pourrez vous examiner, allez-y.

Gabrielle croise les deux enquêteurs et elle remarque la façon dont Samuel la regarde et machinalement, rabat ses mèches de cheveux à son passage en le regardant à son tour.

-Vous parliez d’éthique, tout à l’heure, ma question est : comment est-ce que vous feriez pour résister ne pas entrer la rejoindre si vous étiez à ma place, n’est-ce pas, monsieur Watkins ? 

Plus que l’amusement du sarcasme, elle voit que Jacobs semble méfiant suite aux paroles de Maestro.

-Docteur…C’est incroyable, je sais que d’habitude, les marqués font ça mais c’est du bon travail.
-On va vous laisser, doc, juste une dernière visite des autres pièces et on vous laissera tranquille pour aujourd’hui.
-Je vous raccompagne jusqu’à la salle d’attente.

En ressortant, Samuel Jacobs prend des notes concernant les différentes pièces et croises deux splendides jeunes femmes qui sortent d’un salon, elle porte des robes à motifs et un décolleté assez court. En voyant la tête qu’il fait, elles se mettent à glousser. Johanna est restée avec Maestro un bref instant.

-Vous savez qui je suis ?
-Je le sens, vous êtes un marqué, vous aussi, pour travaillez pour le gouvernement, vous devez
avoir un pouvoir inoffensif, gynomorphe ou tactile temporaire ?
-Gynomorphe mais basé sur des pulsions.
-D’où le choix de votre apparence permanente, vous avez bon goût en tout cas.
-Merci, je me suis dit que pour bosser pour le gouvernement, une actrice de X serait malvenue.
J’ai du mal à contrôler ce pouvoir, d’ailleurs, je ne sais pas comment j’ai fait pour garder mon apparence aussi longtemps.
-Vous le contrôlez instinctivement depuis peu et disons que l’influence de nos pouvoirs ont dû stabilisé le vôtre pendant que vous êtes ici. Votre collègue sait pour vous ?
-Oui, mais disons que, vous devez connaître ça, mais je me sens mieux en tant que Johanna dernièrement et pourquoi est-ce que je ne deviendrai pas une femme définitivement ?
-Ca voudrait dire, abandonner votre pouvoir. Je vais voir ce que je peux faire pour vous, nous en parlerons demain.  Au fait, être gynomorphe ne signifie pas avoir l’apparence d’une femme mais prendre l’apparence d’une femme dont sa psyché et ses émotions.
-Que voulez vous dire ?
-J’ai ressenti votre attirance quand vous m’avez vu, c’est normal, n’ayez pas honte de ce que vous ressentez parce que vous avez l’apparence d’une femme.
-Je le sais mais…Depuis que je contrôle mon pouvoir, j’arrives à calmer…mes envies et là, quand vous m’avez vu…
-Vous avez le droit de lâcher la bride quelques secondes parfois, vous avez juste réagi en tant que femme.  
-Je vais vous laisser, merci pour votre patiente, c’était incroyable.

Les deux jeunes femmes croisées par Jacobs sont en train de s’examiner en retirant leurs vêtements dans un salon privé, Circé a rejoint son associé.

 -Un souci ?
-Non, juste une gynomorphe qui n’a pas su contrôler ses pulsions en me voyant.
-Tu ne leur en pas trop dit ?
-Non, mais restes quand même méfiante, eux aussi cachent bien leurs jeux.
-Excepté qu’eux ne peuvent pas masquer leurs pensées, tu comptes te servir de la fille ?
-Je ne sais pas, le fait qu’elle travaille pour le gouvernement pourrait nous être utile, et en plus, son pouvoir semble la déranger.
-Je te laisses, des patients qui m’attendent. Au fait, la fille a noté la liste des cas refusés, ça pourrait être assez dangereux.
-Aucun risque, ils ne pourront rien prouver.

Johanna Keenan est encore songeuse des paroles de Maestro en rejoignant son collègue.

-Si je ne savais pas que vous étiez un marqué, je dirais que vous avez l’intention de faire des bêtises avec le beau docteur.
-Non, vous aviez raison, ils savent qui je suis, enfin que je suis une marqué et il m’a expliqué ma réaction quand je l’ai vu, son pouvoir m’a fait baissé ma garde pendant quelques secondes et j’ai réagi comme une femme.
-Il n’y a aucun risque que vous tentiez quoi que ce soit avec moi ?
-Non, je vais redevenir Johanna et il faudra que je sois vigilante la prochaine fois.
-J’ai eu un coup de fil de Fort Emmerich, C’est pas du niveau d’Alpha mais nos deux bienfaiteurs sont quand même relativement puissant, s’ils cachent quelque chose ou joue double-jeu, ça risque d’être dur à les capturer sans le matériel adéquat.
-Ils nous narguent, les remarques qu’ils nous ont fait, c’était pour nous tester.
-Il avait raison, quand la fille ait allé se changer, il a dit au mot près la pulsion qui m’habitait et là aussi, c’était une manière de me tester, d’avouer mon fantasme à haute voix est encore plus difficile d’y résister.
-Vous aviez réellement l’intention d’aller sauter cette jeune femme ?
-Non, mais…Je l’ai fantasmé avant qu’il ne le dise à haute voix.
-Vous pensez qu’il a fait exprès de rendre la fille ainsi ? Il voulait vous faire baisser votre garde à vous aussi ?
-Je ne penses pas mais vu de quoi il est capable, je penses que c’est possible qu’il puisse le faire. Et ce rapport, alors ?
-J’ai envoyé par fax depuis un cyber la liste à un de nos bureaux, je suis sûr qu’on va pouvoir creuser de ce côté-là.
-Vous pensez qu’il accepte quand même leurs fantasmes mais en cachette dans un bureau privé ?
-Non, trop simple, trop évident. On rentres faire ce rapport ?
-Oui, juste par curiosité et intuition, le dernier de la liste, il demande quoi ?
-C’est assez bizarre et même franchement dérangeant, ce que vous avez entendu dans le bureau avec la jolie fille, c’était rien du tout.  Pourquoi ? Envie de fantasmer sur des clientes potentielles ?
-Non, éviter de les trouver chez moi au milieu de la nuit sous forme d’avertissement.     

DEUX JOURS PLUS TARD…

(peu de temps avant l’affaire Kim Yang)

FORT EMMERICH

L’officier Ratsak est chargé d’enregistrer les différents types de signaux et de transmettre aux différents camps. Il assure la relève de la nuit et se coordonne dés que son écran clignote.
Il reçoit plusieurs signaux et les coordonnent vers différentes bases quand il ressent un puissant souffle autour de lui.

-Tu serais beaucoup mieux si tu te détendais…

L’officier Ratsak regarde ses collègues à côté aux différents écrans qui ne semblent pas avoir réagis.

-Laisse-toi aller, je vais m’assurer que tes collègues apprécient également…

Ratsak se sent alors très détendu et regarde alors ses collègues.
Il les voit commencer à se caresser tout seul sans se rendre compte de ce qu’ils font mais surtout ce qu’il suit qui rebute l’officier : ils commencent à progressivement à se transformer en jeunes femmes extrêmement désirables. En voyant les gestes érotiques des jeunes femmes en train d’apparaître, l’officier se surprend à faire de même sans le vouloir.

-Oui…
-Tu es mieux ainsi, n’est-ce pas ? Regardes-toi…

Une superbe poitrine en train d’émerger de ses vêtements pendant que son galbe prend une forme plus qu’attirante de jeune femme, il succombe à ses nouvelles courbes et dégrafe ses vêtements pour révéler son nouveau corps et surtout se caresser ses nouvelles courbes de jeune femme.

-Oh,oui…
-Un mot et je peux exaucer ton fantasme au-delà de ton imagination…
Son visage et sa chevelure s’est également transformée, la séduisante jeune femme est pratiquement nue et est sur le point d’atteindre l’orgasme.

-Oui,oui,ouuiiii….

Les deux autres officiers ont-elles aussi succombés à leurs nouveaux corps et décident sous l’impulsion de leurs hormones de se caresser et s’embrasser mutuellement, Ratsak est totalement sous le choc de son orgasme, il succombe et oublie en quelques secondes qui il était. Reprenant peu à peu conscience, elle en veut plus et rejoint ses deux camarades.
Le garde de nuit entend alors des cris de femmes venant de la salle des détecteurs. 
Il est sur le point de donner l’alerte quand un message se fait entendre dans la radio.

-Qu’est-ce que tu attends, rejoins-les, tu en meurs d’envie.
-Qui parle, répondez ?
-Peu importe, tu ne veux pas partager le plaisir qu’elle ressente, toi aussi ?
-Qui parles, identifiez vous.
-Tu es trop tendu, détends-toi, laisses-toi faire ;

Les trois créatures de rêves lui ouvrent la porte tandis qu’il ressent alors du plaisir comme jamais auparavant, avant de s’en rendre compte, il s’est lui aussi changé en une quatrième beauté que ses trois sœurs s’empressent de lui faire atteindre rapidement l’extase.
Le lendemain matin, les quatre jeunes femmes ont disparus, les trois officiers et le garde sont retrouvés dans un état comateux, endormis à leurs postes.

-Ils ont fait quoi ?
-Aucun relevé n’a été relevé cette nuit, ils sont restés à Fort Emmerich sans être transmis à aucune base pendant plus de quatre heures. 

Johanna Keenan et Samuel Jacobs ont été avertis de cet incident et décide de regarder l’activité des marqués durant la période de l’incident.

-Mademoiselle keenan, on a relevé quelque chose, et je vous donne en mille où l’activité a eu lieu.
-Changeling.
-Presque, un des clients « refusés », et apparemment c’est un pouvoir assez différent de celui enregistrés pour Circé et Maestro.
-Vous pensez aux Néo Marqués ?
-Non, c’est encore un autre type de signal, ni Higgins, Ni Alpha.
-Puissant ?
-Je ne crois pas vu l’intensité des ondes mais disons que l’équipe risque d’être surpris par celle qui vont trouver là bas.
-Je peux regarder la liste ?

Samuel Jacobs découvre alors ce que voulait dire sa collègue par « bizarre et franchement dérangeant. »

Hayley est tatoué du symbole des marqués, elle est juste en sous-vêtements et détail étrange, porte un collier attaché avec un chaîne, la jeune femme se déplace à quatre pattes et ne semble plus savoir parler. 
-Keenan, voici ma théorie, le jour, ils servent à « aider » les personnes un peu déglingué du ciboulot qui rêvent de devenir des femmes et la nuit, ils exercent à domicile en gardant la main sur les clients refusés de la liste.
-Je ne crois pas qu’il commettrait une telle erreur, dites voir, normalement depuis une semaine, Changeling, vous envoie la liste des clients refusés, comparez avec les personnes agressés sur cette même période, pareil, des infos sur les fondations du bâtiment ?
-Oui, en effet, vu de la topographie, s’ils cachent une pièce, c’est pas plus grand qu’un vestiaire ou des placards.
-Y’a forcément un endroit qu’on a pas visité, remontez jusqu’à la construction du bâtiment.
-Ils ont des pièces réservés au personnel mais je pense qu’ils sont assez intelligents pour ne pas se faire avoir comme ça.
-Y’a peut être un truc mais c’est minuscule donc ça colle pas.
-Qu’est-ce que c’est, montrez voir. 
-Une sorte de passage, vers le bureau de Maestro mais c’est trop étroit pour qu’on puisse y passer. Et quand je dis étroit, c’est au grand max du 5cm de largeur.
-C’est rien, bon, on creuse sur les clients refusés, Jacobs, on y retourne ?
-Oui.

Sur le chemin, Johanna semble perturbée, Samuel le ressent.

-Un souci ? Nuit agitée, vous aussi ?
-Oui, j’ai perdu le contrôle de mon pouvoir cette nuit, le seul hic, c’est que je ne m’en suis pas rendu compte. Je vais retourner à Fort Walton cet après-midi, vous devez allez les voir sans moi, une équipe a été envoyé en couverture, c’est l’équipe de Miles Ziegler, on sait que vous avez travaillé avec lui.
-Pourquoi ne pas l’avoir dit ?
-Parce que je ne me suis pas réveillée chez moi, j’étais chez notre client, devenue cette nuit mademoiselle Hayley.
-Quoi ? Comment est-ce que…
-Vous aviez peur qu’elles viennent vous rendre visite ? Hé bien non, c’est moi qui est allé leur rendre visite en pleine nuit.
-Ok, on se connaît que depuis hier mais, c’est impossible.
-J’avais une autre apparence, on ne me reconnaîtra pas, j’ai juste un peu peur que c’est moi qui est transformé cette personne.
-Comment ? Je croyais que vous n’utilisiez pas votre pouvoir sur les autres ?
-Je le sais bien.
-Maestro, il veut que vous reveniez le voir, j’en suis sûr. 
-Fort Walton a reçu un message codé de ma part ce matin, ils m’attendent, je vous demande juste de garder ça pour vous et surtout de ne pas faire de vagues aujourd’hui. Prétextez que j’étais envoyé sur une autre affaire.

Samuel Jacobs croise la route d’une très jolie brune qui semble aux anges, elle se touche la joue en souriant.
La raccompagnant juste après, il croise Circé.

-Monsieur Watkins, bonjour, vous êtes venu seul, aujourd’hui ?
-Oui, ma collègue a été envoyée sur une autre affaire.
-Nous n’avons rien à voir avec ce qui c’est produit chez monsieur Kalt.
-Je vous demandes pardon ?
-Nous le savons et sachez pour faciliter vos recherches que c’est très exactement la quatrième personne à qui ça arrive et excepté avoir faire partie de nos listes, les quatre personnes n’ont aucun point commun entre eux.
-…Je vois, merci de cette franchise et de votre collaboration, pourrais-je voir le bureau de Maestro, s’il vous plaît ? Nous avons noté des détails assez bizarre sur l’architecture du bâtiment.
-Oh, vous voulez dire, derrière le placard ?
-Sans doute. Pourquoi pensez vous tout de suite à ça ?
-C’est assez embarrassant.
-En quoi ?
-Hé bien, je vais vous montrer mais promettez-moi de ne pas le mettre dans vos rapports.

Circé emmène Samuel Jacobs jusqu’au bureau de son collègue.
Elle montre alors une porte dérobée derrière un placard dans le fond de la pièce, derrière  le bureau de Maestro. Jacobs se doute qu’il ne va pas trouver des preuves incriminant Changeling et reste prudent. Une poignée s’aimante dans le mur à quinze centimètres à droite du placard, la porte s’ouvre sur un dressing composé de vêtements d’hommes et de femmes ; De perruques et même de tenues assez affriolantes voire carrément dérangeantes, Jacobs se doutait qu’il ne trouverait pas une carte expliquant le plan machiavélique qu’il complote.

-Maestro et moi-même utilisons nos pouvoirs de façon personnel l’un sur l’autre, disons que nous partageons le même type de fantasme et de rêve que nos clients et en étant devenus marqués, nous avons tout d’abord usé de nos pouvoirs de façon très personnel.
-En essayant de devenir homme ou femme en plus de vous déguiser ?
-Oui, j’ai également le même type de placard dans mon bureau, ceci est disons le petit secret honteux du docteur et de moi même.
-Vous voulez dire que parfois, vous sortez d’ici, sous une autre apparence que la vôtre par pure plaisir ?
-Ou pour séduire, voire plus, un patient ou une patiente qui nous a plu.
-Maestro est-il passé voir ma collègue hier soir ?
-Non, nous avons fini tard et sommes rentrés ensuite, je ne sais pas ce que Maestro a pu faire de la nuit mais je ne suis pas au courant. Demandons-lui en privé.

En sortant du bureau, il croise un homme qui devient une adolescente dans le reflet du miroir.
Des patients semblent attendre Circé.

 -Oh, il n’a pas encore fini, tenez, suivez-moi, je vais vous montrer moi aussi comment j’utilise mon pouvoir.

Circé arrive dans une salle où plusieurs personnes attendent en souriant, leur comportement est assez étrange.

-Prenez un siège, monsieur Watkins et ce casque.
-Non merci, je ne veux pas participer.
-C’est pourquoi je vous invite à prendre ce casque. Bonjour à tous et à toutes, nous allons commencer, allongez-vous ou asseyez-vous.
Je vais expliquer ce qui va se passer, certains d’entre vous vont vivre un voyage sensoriel, d’autres veulent expérimenter une transformation de leur persona, Monsieur Watkins servira de témoin et je vous demande de me prévenir si vous voyez que les choses tournent mal.
-Tourner mal ? Comment ? 
-Le voyage est tellement agréable qu’on a plus envie de revenir ou alors une perte soudaine de lucidité ou de contrôle, ça arrive parfois. Bon, préparez vous, je vais commencer.

Jacobs ne sait pas ce qui va pouvoir arriver quand soudain, une lueur bleue apparaît dans les mains de Circé et éclaire toute la pièce. Jacobs la regarde et s’assures que le casque est correctement installé sur sa tête. Circé ferme les rideaux et les doubles portes, Jacobs la regarde faire en se demandant ce qui va se passer.
La lumière semble comme danser au plafond au dessus d’eux, elle a un côté envoûtant, Circé observe les différentes personnes présentes dans la pièce et elle aide un homme à se détendre puis comme Superman dévoilant sa véritable identité, le jeune homme laisse la place à une jeune beauté en robe de soirée, elle semble émerveillée et s’examine avec joie.
L’officier Jacobs regarde alors les détails changer chez son voisin devenu en l’espace d’un instant une superbe bimbo en bikini, tout comme deux autres personnes à côté d’elle. D’autres semblent comme endormis, Jacobs sait que le pouvoir de Circé n’agit pas sur lui quand il la voit s’approcher dans sa direction et s’allonger sur un des patients. Jacobs voit alors Circé se transformer à son tour en un magnifique mannequin d’une vingtaine d’années qui commence à défaire peu à peu ses vêtements pour se frotter à un de ses patients. Il ne peut qu’admettre d’être terriblement attiré par elle en la voyant sous cette apparence et surtout l’attitude provocante et les caresses qu’elle prodigue au patient lui font monter l’excitation.
Comme lisant dans ses pensées, elle le regarde et lui sourit, dévoilant ainsi une paire de seins sublime à peine masqué par les balconnets du soutien-gorge. Elle rabat ses cheveux derrière la nuque et continuer à caresser et se frotter à cet homme quand Jacobs laisse échapper alors une pulsion que Circé semble avoir automatiquement ressenti. Elle délaisse alors le patient et s’approche de lui et marchant lentement.

-De toutes mes patientes, c’est moi que vous désirez le plus dans cette pièce,  pas vrai ?
Vous ne voyez pas à quoi peuvent rêver les autres, qui vous dit que, certaines ne pourraient pas vous attirer, encore plus que moi ?

Jacobs ne peut plus parler ni bouger mais peu importe, Circé est splendide, désirable, jeune et surtout il a très envie d’elle. Elle lui caresse le bras avec ses ongles et lui tourne autour sans s’asseoir ni s’allonger.

-Qu’as-tu envie que nous fassions, tout les deux ? Je peux faire n’importe quoi, tant que tu peux prendre ton pied.
-Je…
-Hum…Chut…Laisses-moi faire, mon chéri, fais-moi confiance…
-Circé…
-Oui, trésor ?
-Je…Hum…

Circé se penche doucement vers lui exposant son corps de rêve aux yeux de l’officier prêt à céder à tout moment. Elle s’allonge sur ses cuisses et commence à le caresser en le regardant dans les yeux.

-Veux-tu être mon amant ?
-Oui…
-Je le savais…

Circé enroule ses bras autour de lui et l’embrasse passionnément. Jacobs est sans défense tandis que Circé devient son amante et se dénude pour lui, prenant ainsi du plaisir avec lui comme lui avec elle. Il voit arriver alors Maestro portant une cape qui cache son corps ainsi qu’un masque façon masque africain sous le bras, la belle Circé sourit en le voyant arriver et Jacobs est frustré qu’il les interrompt, elle en profite pour qu’il passe ses mains sur ses seins.

-Attends de voir, souviens-toi de ce que j’ai dit, le petit secret honteux…

Maestro ne dit rien et tourne le dos aux deux amants, il enfile le masque sur le visage, Circé lui passe les doigts sur les lèvres et le prend dans ses bras ; Elle continue à regarder Maestro et Jacobs aussi, le temps d’un instant, la personne de dos n’est plus la même, une jeune femme du même âge que Circé porte désormais la cape, elle rabat ses longs cheveux blonds bouclés vers la nuque et se tourne vers  les deux amants en retirant le masque dévoilant le visage d’une seconde jeune femme aussi belle que Circé aux yeux bleus très clairs.

-Veux-tu que je me joignes à vous ?
-Tu ne le regretteras pas, chéri, crois-moi.

Jacobs est hypnotisé par les yeux de cette beauté et les deux jeunes femmes caressent et embrasse alors son corps. Totalement submergé par le plaisir, il voit alors les deux jeunes femmes l’attacher, les bras en l’air, à une chaîne accroché au plafond. Les deux jeunes femmes ne semblent plus aussi entreprenantes et Jacobs se rend compte qu’il a changé d’endroit, il est dans une sorte de cave où 5 autres personnes semblent, eux aussi, attachés par des chaînes. Maestro a repris sa forme première en conservant le masque, la jeune et jolie Circé s’est elle aussi estompée pour redevenir celle qu’elle est d’habitude, les deux ne s’occupent pas de lui mais d’une autre personne qui subit apparemment un lavage de cerveau : Johanna Keenan. Allongé et retenu par des fers, il reconnaît Ziegler, son corps devenu plus féminin qu’avant, au fond, attaché au mur, il voit Hayley, Circé la caresse comme un chien. Maestro enfile un appareil barbare à un homme nu, une sorte de costume de métal qui couvre certaines parties du corps et du visage. 

-Vous vouliez connaître notre secret, officier ? Vous l’avez trouvé, félicitations.

Maestro s’approche de lui et commence à lui enfiler une cagoule relié par des minces tubes.
Maestro appuie sur un appareil et utilise alors son pouvoir, des fluides remplissent les tuyaux et remontent peu à peu vers la tête de l’officier Jacobs sous la cagoule.
Jacobs étouffe quand il se réveille sur son siège, les trois bimbos discutent entre elles, Circé aide une adolescente à se coiffer et se maquiller, il regarde autour de lui et voit qu’il est dans la salle de thérapie. Circé laisse l’adolescente finir de se préparer.

-Monsieur Watkins, je n’aurais pas pensé que vous vous endormirez pendant notre séance, vous semblez un peu malade, allez dans la pièce à côté vous rafraichir.

Jacobs se met de l’eau sur le visage, il semble avoir encore le goût du fluide dans la bouche sans s’expliquer ce qui c’est réellement passé. Derrière lui se tient Maestro, celui avec le masque, immobile.

-Non ! Foutez-moi la paix !
-Il est inutile de vous débattre, voici la liste, des noms ont été entourés, je veux que vous oubliez totalement les noms qui sont entourés. Sinon, je finirais de vous convertir.
Une poitrine pigeonnante de jeune femme dépasse désormais de ses vêtements dans le reflet du miroir.

-Non !
-Vous travaillerez tout les deux pour nous, si vous en parlez à votre collègue ou à vos supérieurs, je ferais de vous ma nouvelle assistante.

L’officier Jacobs découvre alors le reste du corps de la jeune femme, une jolie jeune femme portant un tailleur assez court gris et des cheveux noisettes, son reflet semble intime avec Maestro.

-Et Johanna ? Que comptez-vous lui faire ?
-Ne vous occupez pas d’elle, occupez vous plutôt de ce que je vous ai dit. Une fois que ce sera fini, vous oublierez tout. Je vous laisse.

A la place de Maestro, se tient Ziegler, visiblement sous contrôle.

-Ziegler, tenez bon !
-Je…Je dois le faire, désolé mon vieux.
-Quoi ?

Ziegler ne peut retenir sa transformation, en l’espace de quelques secondes, il s’est changée en une pulpeuse jeune femme brune aux cheveux longs, elle aussi doté d’une généreuse poitrine et d’un regard de braise, de la même couleur que ceux de la version femme de Maestro.

-Non, pas toi.
-Désolé, mon chéri, j’en ai vraiment très envie.

La jeune femme attrape Jacobs et baisse son pantalon, il réalise non pas qu’il ne veut pas résister mais qu’il ne peut plus bouger, la jeune femme peut faire ce qu’elle veut de lui.
Quelques minutes plus tard, ils sortent tout les deux, la jeune femme s’est rhabillée et recoiffée hâtivement, Circé sourit en voyant la délicieuse jeune femme au bras de l’officier Jacobs. 
  
-Je vous avais dit, ma chère, que vous seriez bien mieux ainsi, n’est-ce pas, monsieur Watkins ?
-Oui.
-Et ça n’a pas l’air de t’avoir déplu, pas vrai, chéri ?
-Oui.

L’officier Jacobs marche comme un robot, la jeune femme se tient à son bras.

-Au fait, mademoiselle Ziegler, vos hommes ont dû aller se changer également, vos tenues n’allaient plus du tout avec leurs nouveaux corps.
-Entendu. Merci.

Ziegler et quatre autres jeunes femmes tout aussi sexy raccompagnent l’officier Jacobs jusqu’à la porte de Changeling. Les quatre jeunes femmes le laissent seuls sans lui dire au revoir au milieu de la rue sans qu’il réagisse pendant cinq bonnes minutes.
Il retourne à sa voiture et voit que quatre heures sont passées depuis qu’il est entré là dedans.
Il retourne au bureau et Johanna le rejoint devant le parking. Elle remarque tout de suite que quelque chose cloche.

-Comment ça c’est passé ?
-Comme d’habitude. Circé m’a montré ses dons en séance de thérapie de groupe, c’était rien, cette histoire d’interstice. Et vous ?
-J’ai demandé à Fort Emmerich de m’identifier dans les relevés de cette nuit, je vous donne en mille, c’était justement à l’heure de l’incident.
-Vous vous souvenez de quoi que ce soit ?
-Non, je me suis réveillé en Joe Keenan dans l’appartement de mademoiselle Kalt, attaché au mur mais encore endormie. J’ai interrogé les voisins, ils ont rien vu et le meilleur, les gars de la sécurité ont été, je cite : « très occupé avec une nana hyper sexy tombé en panne devant l’immeuble ».
-Circé a avoué que c’était la quatrième personne à qui ça arrive.
-Et Ziegler ? Il a trouvé quelque chose ?
-Je l’ai pas croisé, ses hommes non plus.

En même temps que l’affaire « Malcolm Reilly »

L’officier Jacobs est réveillé en sursaut après un coup de téléphone de Fort Walton.

-Jacobs ? Ils ont eu Ziegler et ses hommes, rappliquez au plus vite, on a peut être une piste à suivre.

L’officier arrive au plus vite et rejoint sa collègue qui elle, aussi, semble avoir été réveillé par le coup de téléphone, elle semble différente d’habitude.

-Tout va bien ?
-Oui, j’ai du mal à croire qu’ils ont repérés Ziegler et ses hommes ;
-L’excuse de l’équipe de maintenance différente parce que l’autre est en vacances, ça fonctionne plus.

Le commandant Harrington a réuni les responsables des différents services de renseignements à Washington, Keenan et Jacobs voit qu’il y a beaucoup de haut gradés. Johanna se sent bizarre.

-Bon, bienvenue à ceux qui ont fait le voyage pour venir ce matin mais ce qu’on a découvert cette nuit est assez important. Ziegler venait de recevoir des informations assez explosives concernant des cas de marqués ayant un point commun : Fort Trinidad, un camp d’entraînement ayant subi récemment une attaque assez virulente de marqué, le cas Cameron Perez, incarcéré sur la base. Après cette attaque, le colonel Mauros a pris la décision avec l’appui de Fort Braghe, ayant eux aussi subi une attaque dernièrement, les deux bases ont décidé de créer une équipe de capture pour les marqués, Ziegler avait été approché par Fort Braghe et le lieutenant Attner pour rejoindre leurs équipes mais une fois encore, après Sam Lerner, ils ont encore une fois manqué de chance.
Je vous présente Nathan Veren, officier à Fort Braghe et membre de l’équipe de capture, l’officier Ken Douglas, de Fort Emmerich et enfin l’officier Arnoff qui de Fort Braghe  en tant qu’agent du NCIC, travaillera pour Fort Andrews, et sera chargé de la traque du marqué nommé Alpha.
Johanna réagit bizarrement face à Arnoff et Douglas.

-Bon, je me présente, Commandant Stravrinsky, messieurs, suite aux informations obtenu par le sacrifice de nos agents, nous devons faire le point sur les différentes manœuvres des marqués à l’heure actuelle. Commençons par le début, Arnoff, où en êtes vous d’Alpha ?
-Une marqué vient semble t-il de témoigner à l’officier en second Rob Clark, nous savons de qui il s’agit et d’où il vient, il a été repéré dernièrement lors de l’affaire Vermore puis on signale de l’activité dans le Sud où il aurait fait parler de lui. J’ai engagé des hommes et une fois reçu les ordres de Mac Arthur, on part en chasse.
-Parfait, Higgins, où est-ce qu’on en est avec celui là ?
-Il a été vu à New York, lors de l’affaire Kim Yang où il aurait contaminé et converti un des hommes de l’équipe de capture de Fort Andrews.
-Et c’est tout ? Il recrute des marqués un peu partout, réapparaît, disparaît et on arrive pas à le capturer ?
-Si je peux me permettre, à Fort Emmerich, on est en train de concevoir un système basé sur les détecteurs mais pouvant carrément bloquer les pouvoirs des marqués de tout types ; Hors Higgins se fait discret comparé à Alpha et je ne parles pas des Néo.
-Justement, ces Néo Marqués, que veulent-elles, que font-elles ?
-Elle se désigne apparemment comme des « prêtresses » et toutes aurait vécu ce qu’on appelle une mutation directe, elles ont un pouvoir de marqué mais leurs corps mutent en tant que femmes au nom de cette cause. Le pire est que, ça pourrait arriver à n’importe qui.
-D’accord mais est-ce qu’elles ont pour le moment fait réellement parler d’elle ou est-ce qu’une menace potentielle ?
-Prenons-les au sérieux, elles aussi recrutent et plus rapidement qu’Higgins.
-Enfin, les derniers arrivés, officier Jacobs, ce groupuscule appelé Changeling.
-Si je peux me permettre, mademoiselle Keenan connaît l’affaire autant que moi que si ce n’est plus.
-Très bien, que pouvez vous nous dire sur Changeling ?

Johanna semble assez pâle.

-Excusez-moi mais puis-je disposer un instant, je ne me sens pas très bien.
-Faites, ma chère, bon, officier Jacobs, allez-y.

Johanna sort de la salle de réunion et va se rafraichir, elle sent des sortes de signaux lui
parcourir la tête quand Maestro apparaît derrière elle, sa tête semble sur le point d’exploser, il s’agit du Maestro vu dans le rêve de Jacobs, portant un masque et non du docteur.

-Voici ce qui va se produire demain matin à la première heure du jour, je veux que tu utilises ton pouvoir de marqué, Johanna. Transmets ta pulsion, tu le peux, je veux que tu neutralises cet agent mais il ne faut pas qu’on te reconnaisse. Attire son attention avant.
-Entendu, dites-moi où je dois aller.

L’officier Nathan Veren attend son contact depuis maintenant 20 minutes, il regarde autour de lui quand il aperçoit une ravissante adolescente blonde qui marche dans sa direction, elle semble saoûle.

-Ex…Excusez-moi, ce serait possible de m’avancer  un peu de monnaie pour appeler un taxi, je dois rentrer avant que mes parents ne se réveille, vous comprenez. S’il vous plaît, soyez gentil.
-J’attends quelqu’un mademoiselle, je vous demanderais de partir.
-Quoi,  je te plais pas ? Trop jeune ? Tu sais, je suis vachement douée pour…
-Partez, ou je vais devoir appeler les flics !
-Oh que non, mon mignon !

L’adolescente est alors frappée d’une pulsion et pose sa main sur la tempe de l’officier.
Comme un coup de canon, il ne ressent plus rien puis est submergé par une vague de plaisir qui monte en lui, il observe ses mains devenir différentes, ses cheveux devenir blonds platines et surtout, son corps se transformer en celui d’une magnifique jeune femme, portant une jupe moulante noire et une fourrure.
Johanna regarde la jeune femme désemparée perdre peu à peu pied et changer mentalement.

-Hé, toi…T’as déjà essayé avec fille ?
-Non, merci, je dois rentrer, y’a un groupe de garçons qui arrivent, regardez.
-Oh, plusieurs, parfait pour Tania.

Conservant son apparence d’adolescente, elle regarde la prostituée allumer les garçons sortant de boite.  Quand  le soleil se lève, Nathan Veren se réveille en sursaut au milieu d’un square, non loin d’un arbre. Il panique en découvrant ses mèches blondes et surtout son corps de femme. Le temps se fige et une femme s’adresse à elle, il s’agit de Circé, derrière elle se tient un mur d’énergie, prêt à s’abattre sur Tania. 

-Je peux t’aider, laisses-toi faire…
-Non ! Moi pas femme, oh merde, moi-même pas parler correctement français !
-Je peux faire que tout ceci n’était qu’un affreux cauchemar, tu te réveilleras dans ton avion, d’ailleurs, une mission t’attend.
-Informations à dire, urgent !
-Plus important que ton corps ?

Circé utilise son pouvoir pour obliger Tania à se caresser et se palper, Elle commence à prendre du plaisir puis interrompt tout.

-Je t’ai laissé faire un choix, tu resteras donc Tania pour toujours, j’espères que tu me remercieras pour ta nouvelle vie, tu es une jeune femme splendide.
-Non, stop, je veux me réveiller, ce n’est qu’un cauchemar, je serais dans l’avion et une mission m’attendras une fois arrivé à la base.
-C’est ton choix mais n’oublies pas, je peux faire de toi Tania n’importe quand si j’en ai envie. Tu oublieras tout ce qui vient de se produire quand tu te réveilleras. 

Circé termine sa transe télépathique quand elle est convoquée au temple.
Helena apparaît face à elle et Maestro, la statue a les yeux qui brillent et s’adresse à eux.

« Tout se déroule comme prévu, Changeling est une idée brillante, je vous en félicite. »

-Merci Majesté.

« Chaque jour, nombre d’hommes et de femmes deviennent des marqués et nous rejoignent, vous avez trouvé le moyen de frapper au cœur même de nos ennemis, j’aurais besoin de vos talents pour recruter de nouveaux membres, très bientôt, Circé, je te charge des trois marqués qui feront parler d’eux prochainement, Maestro, je veux que tu continues tes expériences. »
-Majesté, j’ai réussi ou plutôt, très bientôt, je vais réussir à convertir une marqué en défenseur qui servira notre cause. Elle servira à repérer les autres et nous les convertiront à leur tour.

« Ton plan est astucieux mais dangereux, Maestro, n’oublies pas que MacArthur est un ennemi à ne pas sous-estimer. Nous avons repéré avec Circé des candidats parfaits, j’aurais juste besoin que tout les deux, vous assembliez les morceaux du puzzle qui se met en place. »

-Et concernant les autres prêtresses, majesté ? Que devons nous faire ?

« Très bientôt, vous aurez des recrues de choix qui arriveront, ma seule déception vient de l’Emissaire, il me faut en nommer un autre, celui-ci met trop de temps et gâche le potentiel des recruteuses, une fois que nous aurons recrutés les candidates pour Changeling, je veux qu’elles passent à l’action au plus vite, le moment venu, je vous dirais quoi faire. »

-Majesté, quand nous rejoindrez vous ?

« Bientôt, très bientôt, si le plan se déroule sans aucun problème, je serais là très prochainement. »

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