lundi 5 décembre 2011

La Marque de Xenocross, Chapitre 4

Voici une histoire en plusieurs parties réalisé par Xenocross, nous vous proposons de vous la faire partager, dites nous vos idées et suggestions, si vous avez des idées de suites ou de captions qui vous inspirent , envoyez les, en attendant bonne lecture...


Chapitre 4

J+3 après apparition de la nébuleuse.

Richard Honsmith n’est plus sorti de chez lui depuis qu’il a été touché par la Nébuleuse, il a débranché son téléphone, fermé les volets et n’est plus allé travailler depuis 2 jours. Il regarde les reportages à la télé sur les marqués et découvre alors le visage du général Steve Mac Arthur ainsi que de son équipe.
Quelqu’un frappe à la porte de son appartement mais il ne répond pas.

-Richard, ouvre s’il te plaît…

C’est la voix de Carla, il ne pourra pas être tranquille, Richard sent alors sa marque le brûler et surtout son pouvoir d’émerger.

-Fiches moi la paix, Carla, va t’en !
-Mais j’ai envie de toi, mon chéri ! Ouvres-moi s’il te plaît !
-Vas t’en ! Laisses-moi !

Richard sent qu’il suinte à grosses gouttes, sa respiration devient de plus en plus lourde.

-Non ! Pas encore…

Il s’écroule au sol et soudain Carla semble étouffer devant la porte.
Elle croise alors des jeunes qui discutent devant l’immeuble et voit cette ravissante Mexicaine qui s’approche d’eux. Jimmy voit que la jolie mexicaine a un regard de braise et sans explication, elle l’embrasse. Jimmy est aux anges mais il voit que la jolie mexicaine tombe dans les pommes après l’avoir embrassé.  

-Oh, mademoiselle, tout va bien ? Tu dois vraiment avoir une haleine de chiottes, Jimmy, ha ha, Jimmy, est-ce que ça va ?

Jimmy est immobile, le regard vitreux, son pote Arthur l’empêche de tomber, Tim voit que la jolie Mexicaine se réveille.

-Ca va mademoiselle ? Vous avez fait un malaise, on dirait.
-Oui, merci, je vais très bien maintenant.

Elle s’éloigne et Tim voit que ces deux potes semblent malades, ils agissent comme des zombies.

-Les gars, vous me foutez les jetons, là, qu’est-ce qui vous prend ?

Arthur se tourne vers son pote et malgré son regard vide lui serre le poignet, sa peau est toute gluante tout comme celle de Jimmy.

-Putin mais c’est dégueulasse, c’est quoi votre…

Privé de sensations, il ne réagit plus et sa peau suinte à son tour, les trois garçons montent les escaliers en direction des étages.

Quelqu’un frappe à la porte de chez Arthur ou plutôt gratte avant qu’une voix se fasse entendre.

-Ouvrez-nous…

Arthur se maudit et sait ce qui l’attend de l’autre côté de la porte.
Il ouvre et les trois adolescents titubent, leur visages sembles opaques, ils émergent alors d’une espèce de glue et de leurs vêtements déchirées sous le regard d’Arthur. Trois superbes jeunes femmes nues couvertes d’une espèce de glue se relèvent et s’approchent de lui.

-Où est la salle de bains, chérie ?
-Au fond à gauche, je vous ai préparé des vêtements mais je ne savais pas que vous seriez trois.
-Tu vas pouvoir encore plus t’amuser avec nous, mon chéri…

FORT ANDREWS

Rob Clark examine un cas qui subit des tests, un cas Tactile, apparemment, il n’avait pas prévu que son pouvoir se retourne contre lui.

-Chef ?
-Ah, Thorne, excellent travail, on va vous envoyer dés demain sur une autre mission, prenez un peu de repos avec vos hommes.
-Entendu, chef.
-Clark ? Le prof aurait besoin de vous, s’il vous plaît.
-J’arrives immédiatement.

Rob Clark se tourne quand l’une des patientes du prof se rhabille.
-C’est bon, Clark, Amy est rhabillée, vous pouvez y aller, mon petit.
-Merci, professeur, au revoir.

Il regarde cette femme s’éloigner et c’est le prof qui le sort de sa rêverie.

-Je me demandes parfois si c’est bien ce que nous faisons, après tout, plus de très belles femmes dans le monde, c’est pas si mal.
-Je vais faire comme si j’avais rien entendu…Vous aviez besoin de moi, prof ?
-Oui, le cas Y2145,  Il faudrait que vous me l’ameniez et que vous le sédatez avant.
-Ok.

Il croise des nouvelles arrivantes, des victimes des marqués, ayant encore des souvenirs de l’expérience qu’ils ont vécues. Il aperçoit une jeune femme châtain aux cheveux courts, elle semble assez remué par ce qu’elle vient de vivre. Rob se détache émotionnellement et se rend dans l’aile des marqués avec trois gardes.

-Le  prof a besoin d’Y2145 et sous tranquillisant, je viens le chercher pour lui emmener.

Un homme d’une quarantaine d’années portant des menottes et des espèces de gants en plastique transparent avec plusieurs diodes approche de Clark, on lui injecte une dose importante de tranquillisant et les deux gardes l’escortent.
-Ne m’en veux pas, c’est le prof qui a besoin de te voir.

Il regarde à nouveau cette jeune femme avec une impression étrange, il la connaît.

-C’est qui la brune, là bas ?
-Pourquoi, tu la trouves mignonne ? Faudrais que tu regardes le formulaire.

La voix de Mac Arthur se fait entendre.

-Clark, dés que vous avez fini avec Y2145, venez me voir s’il vous plaît.

Il emmène le prisonnier mais l’image de la jolie jeune femme le tracasse.

-Voilà, Prof, amusez-vous bien avec ce gus. Surveillez-le bien, les gars.

Clark se rend jusqu’au bureau du général Mac Arthur, il semble assez renfermé face à Clark.

-Vous vouliez me voir, Général ?
-J’envoies Frederiksen et Thorne sur une mission mais j’aimerais que vous supervisiez l’opération depuis ici. Un nouveau cas de marqué, Chimique et assez virulent, déjà 8 personnes de touchés et on a récupéré trois de ces victimes, ce n’est qu’une affaire d’heures pour sa capture. Je vous demande de rester calme et de regarder le nom de 3 personnes.

Rob Clark ne comprends pas l’attitude du général et son cœur se brise quand il voit le deuxième nom : Alexander Clark. C’est lui la jolie brune.

-Je sais ce que vous allez me dire mais je ne peux pas, la deuxième victime est en phase végétatif, apparemment, plutôt qu’il se rende compte de ce qui leur fait subir, il s’en sert comme hôte puis ils ont une période végétatif et après trois à quatre jours, les victimes se souviennent ce qui c’est passé. 
-Je…Laissez moi accompagner Fredericksen, monsieur, c’est trop important pour moi, je vais lui faire bouffer sa marque….
-C’est pour ça que je veux que vous restiez ici superviser l’opération, Clark ! Votre…frère retrouvera ses esprits demain et même si c’est dur, je pense que son témoignage pourrait nous aider.
-Comment est-ce que ce type et mon frère sont entrés en contact, mon frère est livreur, général, comment ?
-Je pense que c’est toujours le même procédé, il contamine et transforme un hôte, une fois changés, il en reprend le contrôle pour qu’il transmette le germe en embrassant sa victime et ainsi de suite.
-…Je vois, les chiffres sont exacts ? Parce qu’il suffit qu’un seul porteur transmette et on a affaire à une contamination massive.
-Je sais, ça risque d’attirer l’attention d’Higgins sur lui, il faut qu’on l’intercepte avant.
Il y a juste un bon point, si je peux dire, le type rejette son pouvoir, il se laissera arrêter assez facilement.
-Général ? J’ai des infos assez préoccupantes à vous transmettre.
-Quoi, Prof ?
-Mettez moi en visio.
Le prof apparaît sur l’écran.
-Y2145 a muté. Son pouvoir va augmenter et il faudrait surveiller les installations pour voir qu’il n’arrive pas la même chose.
-Muté ? En quoi ?
-C’est ça qui dérange mais je crois que certains cas utilisent des ondes de la Nébuleuse comme des ondes radios, ils veulent attirer l’attention sur eux pour Higgins ou peut être la Nébuleuse. Plus ils utilisent leurs pouvoirs et plus la Nébuleuse réagit.
-C’est ça qui fait grossir la Nébuleuse ? Et que peut-on faire ?
-Deux solutions aussi risqués l’une que l’autre, la première serait de créer une nouvelle aile pour les marqués, enfoui profondément mais on risque créer un phénomène de cocotte-minute, c'est-à-dire que si les pouvoirs augmentent dans une surface fermée, on va avoir une sorte de bombe qui pourrait se créer et se retourner contre les marqués.
-Ce n’est pas spécialement intéressant non plus que la « bombe » changerait toutes personnes qui se situeraient dans le périmètre de cette prison et l’autre solution ?   
-On opère chaque marqués en leur enlevant par chirurgie la marque mais on sait pas ce qui pourrait se produire. Peut-être un risque de fuite ou de transfert de pouvoirs mais ce serait qu’une hypothèse.
-Vous avez dit vous mêmes que la Nébuleuse pouvait contaminer les objets alors est-ce que celui qui le toucherait ne serait pas contaminé ?
-En théorie, oui mais je ne voudrais pas  prendre le risque.
-Prenez-le.
-Quoi ?
-Prenez un des marqués comme cobaye et on verra ce que ça fera.
-Vous êtes devenu dingue, Clark ? 
-L’idée est envisageable, deux pouvoirs peuvent s’annuler ainsi.
-Ou en créer un autre encore plus redoutable. Et ce sérum, ça donne quoi ?
-Il nous est impossible de recréer artificiellement les conditions électromagnétiques de la Nébuleuse. Le risque de créer d’autres marqués par accident est trop grand.
-Ok, merci, Prof. Vous êtes devenu dingue, Clark ?
-Désolé, je suis un peu sur les nerfs.
-Je sais mais ce n’est pas une raison ! Fredericksen a décollé depuis 10 minutes, vous en avez 30 pour vous tenir prêt pour les guider.

Quelqu’un frappe à la porte de Richard Honsmith, il est en larmes, ses nerfs vont craquer.

-Ouvrez-moi, monsieur, s’il vous plaît…
-PARTEZ !
-Honsmith, qu’est-ce que c’est que…Nom de Dieu, qu’est-ce que c’est ce truc ?!

Richard reconnaît la voix d’un de ses voisins, il lui ouvre la porte  pour le faire rentrer mais c’est trop tard, le zombie femme retire sa peau et Sergio Castelli est contaminé.

-J’ai besoin de toi, j’ai envie de toi.

Sergio rentre dans l’appartement, sa peau devient visqueuse et commence à muter.

-Allez vous-en…Et emmenez  le ou là avec vous….

Sergio se contorsionne et se transforme, retrouvant une nouvelle jeunesse mais sous la forme d’une femme.
-Richard, j’ai envie de toi…
-Désolé, Sergio, tout est de ma faute. 

Ils observent les deux jeunes femmes errer dans son appartement et se diriger vers la douche.

-Attendez, venez me voir.
-J’ai envie de toi, Richard.

Sergio est devenue une magnifique jeune femme d’origine espagnole, elle semble vouloir désespérément lui faire l’amour, Richard se laisse alors faire et la deuxième jeune femme se joint à lui. Après presque trois heures, les deux femmes sont comme inertes, nues toutes les deux enlacés contre Richard.

La porte s’ouvre à nouveau mais violemment, un gaz anesthésiant et des hommes en combinaisons jaunes débarquent chez Richard, heureux. 

-Richard Honsmith, ne bougez plus ! On l’a, chef, il ya deux autres nanas avec lui, on va leur passer une combinaison spéciale à elles aussi et on les fera examiner par le prof.
-Bon travail, Frederiksen, dites à Thorne et au lieutenant Sanders de faire gaffe  à ce type, c’est un cas Chimique.
-Chef, regardez ! Arrêtez ça, Honsmith !
-Je suis désolé, je ne le contrôle pas…

Les deux jeunes femmes sont comme contrôlées soudainement, elles enlacent les soldats qui les retiennent et essayent de les embrasser mais elles ne réagissent pas au fait qu’il porte des masques.

-Merde ! Dites aux soldats d’aller se faire examiner immédiatement et s’il le faut, enlevez vos masques et prenez-en d’autre, gardez-les pour le prof, il y aura peut être un échantillon du virus que Honsmith répand.
-Bien, chef ! 
-Passez-moi le marqué…

Honsmith apparaît à l’écran couvert d’une combinaison de protection lui aussi.

-Je suis l’officier Rob Clark, j’aurais une question à vous poser, voici la photo d’une de vos victimes, la deuxième, il s’appelle Alexander Clark, comment l’avez-vous rencontré ?

Honsmith regarde la photo et semble dépité.

-Non, ça ne me dit rien, est-ce que vous auriez sa photo après ?

Clark tente de garder son calme et montre alors la photo de la jolie brune.

-Oui, je la reconnais, toujours de la même façon, quelqu’un frappe à ma porte et  mute en femme couvert d’une espèce de glue, elles veulent toutes que je leur fasse l’amour après qu’elle se soit débarrassé de cette substance.
-Donc vous ne l’avez pas croisé directement ? Est-ce que cette personne vous dit quelque chose ?
-Oui, c’est mon collègue Tom Bergman, je suis désolé de le dire mais c’est avec lui que j’ai découvert mon pouvoir.
-Entendu. Repassez-moi un des officiers

Il voit le visage de Sanders sous son masque.

-Chef ? Les deux femmes viennent de recracher une sorte d’œuf, on dirait un parasite qui était situé dans leur poitrine. Ca a  l’air assez contagieux donc on l’a bien enfermé.
-Entendu, dites à vos supérieurs de transférer le prisonnier directement dans le labo avec les deux femmes.

Le camion arrive et MacArthur regarde descendre Richard Honsmith en catastrophe, apparemment, sa marque s’est à nouveau manifester pendant le transport.

-Chef ! On l’emmène directement au laboratoire ?
-Oui, dites bien au prof et à ses assistants d’être très prudent.

Les deux femmes ont été endormies pour le transport, Le prof observe le parasite dans un microscope tandis qu’on installe le marqué dans une zone en quarantaine.

-Clark ? Tout est fin prêt.
-J’arrives tout de suite.

MacArthur se rend  jusqu’au laboratoire et découvre le formulaire signé par Rob Clark.
Celui-ci arrive tout de suite après.

-Je croyais vous avoir dit non, professeur. Clark, c’est quoi ce document ?
- C’est pour neutraliser le prisonnier, on ne sait jamais, le cas est trop instable pour être seulement mis en détention.
- Ca n’a aucun rapport avec le fait que votre frère fasse partie de ses victimes, n’est-ce pas ?
-Aucun, général, il me l’a avoué lui-même, mon frère n’était qu’un dommage collatéral.
-Va pour cette fois, mais je vous préviens, s’il arrive le moindre incident lors de l’opération, vous en serez responsable.
-Professeur, venez-voir !
-Qui y’a-t-il, Wilcott ?
-Les masques des soldats sont eux aussi porteurs du parasite, ils doivent passer les tests à côté avec Leka.
-Et alors ?
- Je crois bien qu’ils sont contaminés.

Les deux soldats sont sous la douche de décontamination depuis maintenant 45 minutes, le professeur Horace Leka les a examinés après qu’ils soient arrivés.

-Négatif, aucun agent pathogène n’a été repéré, par mesure de sécurité, il faudrait détruire les masques.
-Entendu, merci Horace.

Clark surveille Richard Honsmith depuis l’autre côté de la vitre. Il a été anesthésié pour l’opération, le professeur le rejoint.

-Dites moi quelque chose qui me rassure, Prof.
-Je ne peux rien dire, je sais juste qu’un cas Chimique n’est pas exactement le meilleur choix pour ce test, un Tactile aurait été plus simple. Le comportement et la logique de son pouvoir est assez étrange, si j’ai bien compris, il crée par accident des hôtes femelles qui viennent  jusqu’à lui et s’il ne les satisfait pas sexuellement, elles vont contaminer un autre sujet en l’embrassant.
-Et alors ?
-Je veux juste vous dire que parmi nos marqués de type Chimique, vous avez vraiment choisi le pire pour ce genre d’expérience.
-Professeur, nous venons d’effectuer un scan de la marque et de sa surface OK, aucune activité autre que celle du cerveau, je crois que c’est bon.
-Prof, essayez de lui retirer également son pouvoir, vous savez la souche du parasite.
-Et s’il s’agit d’un de ses organes qui a muté ? Nous verrons ça après.

L’un des chirurgiens porte une combinaison et s’approche avec un scalpel de la nuque de Honsmith.

-Attendez, je crois qu’on a une réaction, sortez.

L’équipe sort du bloc après qu’une des caméras est montrée un suintement venant de la marque, un suintement qui semble ensuite s’évaporer.

-Risque de quarantaine, déclenchez les ventilos ! Dés que l’aspiration est finie, changez le sac de la hotte.
-Prof, nous avons récupéré le virus dans la hotte, vous voulez qu’on l’analyse ?
-Non, Stérilisez la hotte immédiatement, merde, Clark, je vous l’avais dit !

Clark ne semble pas se soucier des ennuis de contamination dont lui parle le  prof.

-Professeur Wilcott, les masques, est-ce que la substance s’était solidifiée ou était-elle encore liquide ?
-Non, on aurait dit de la résine et les tests viennent de montrer qu’il n’y avait aucun agent  pathogène dans les échantillons.
-Pourquoi est-ce que vous demandez-ça prof ?
-Parce que si on solidifie la substance, elle devient inoffensive. J’ai une mauvaise nouvelle pour l’équipe qui va pratiquer l’opération, je vais devoir baisser la température. 

Le  prof descend la température de la pièce de plusieurs degrés, la marque montre que les suintements semblent se durcir.

-Remettez-lui une dose de sédatif et retournez-y.

L’équipe reprend là où elle devait commencer, il entaille  avec un scalpel le bord de la peau et un suintement se produit qui semble se durcir tout de suite, les appareils montrent que la marque ne réagit pas et le patient non plus. Un médaillon de peau a été enlevé et un bandeau est posé sur la chair à vif de Honsmith.

-Allons examiner ça, aucune réaction anormale, bravo, messieurs, Leka, s’il vous plaît, mettez l’échantillon sous le microscope électronique. Officier Clark, je vais pouvoir vous dire très exactement la composition de la peau d’un marqué.
-Il est neutralisé, c’est bon ?
-Nous ne savons pas, il faut attendre que le patient se réveille mais la douleur sera assez pénible pour lui.
-S’il est neutralisé, enlevez-lui aussi la poche du parasite et enfermez-le avec les autres.
-Prof, il se passe quelque chose…
-La marque ?
-Non, la plaie du patient, regardez.

Dégoulinant hors du pansement, la substance se répand le long des épaules de Honsmith.

-Aspiration, vite !

Malgré la température et les ventilateurs, la substance déborde et glisse le long de la peau du marqué.

-Merde ! J’étais sûr que ça ne marcherait pas, désolé, Clark mais on va devoir faire rôtir votre prisonnier pour empêcher la propagation du virus. Mais qu’est-ce que…

La substance ne semble pas vouloir quitter les contours du corps de Honsmith, bien au contraire, il semble la…recouvrir.

-Professeur, ici Leka, je crois bien que la substance ne semble pas apprécier le contact à l’air libre. 
-Non, c’est bien pire que ça. Vous aviez dit qu’Honsmith était ravi de se faire arrêter et rejetait son pouvoir ? Hé bien, cette fois, son pouvoir va réellement se réveiller.
-Comment ?
-Si j’en juge par les images, il va « adapter » le corps du marqué afin qu’il puisse utiliser spontanément son pouvoir.

Tout comme ses victimes, Honsmith, est désormais recouvert d’une espèce de cocon gluant, il semble se débattre tandis que son corps change à l’intérieur de ce cocon.
La gogue translucide se sépare en plusieurs morceaux dévoilant le corps d’une sublime jeune femme, elle est encore couverte par la substance mais sa beauté est telle qu’on ne peut détourner ses yeux d’elle : 20 ans, une peau bronzée, de longues jambes, des formes et des courbes parfaites dont une opulente poitrine et des fesses fermes et rebondies, un visage de madone, des lèvres charnues et surtout des yeux bleus lagon et des cheveux mi-longs brun foncés presque noire. Dans une grâce toute féminine, elle déplie son corps et se relève sans se soucier de sa nudité

-Oh, nom de Dieu…Regardez les constantes…
-Qu’est-ce que ça veut dire ?
-Pour résumer simplement, il ne se contentera plus de rejeter le virus hors de sa peau, il est désormais le virus. Le parasite semble avoir fusionné avec le corps de son hôte au moment où il était endormi.

La magnifique jeune femme fait quelques pas et se nettoie des restes de glue qui lui couvre son superbe corps, elle s’attarde quelques instants sur sa poitrine en se touchant.

-Prof….Qu’est-ce qu’on doit faire…On est obligé de la faire cramer ?
-Regardez les constantes au lieu de la mater ! Déclenchez à nouveau le ventilateur.
Le ventilateur balaie ses cheveux devant le visage, elle commence à frissonner et se met à parler.

-Il fait froid ici, laissez-moi sortir s’il vous plaît.

Sa voix pourrait paraître agressive mais elle a surtout un effet quasi envoûtant, rien que sa voix fait déjà d’elle une vraie menace.

-Clark, qu’est-ce que vous voulez faire, maintenant ?
-Je suis pas scientifique, doc, mais déjà vous pourriez analyser le son de sa voix ?
-Elle a en effet une très belle voix.
-J’avais l’impression d’être sous hypnose quand elle a parlé.
-S’il vous plaît, j’ai froid, est-ce que je pourrais avoir quelque chose pour me couvrir ?
-Vous avez mis le doigt dessus, à votre avis, quel pourrait être le meilleur moyen pour un virus de communiquer ?
-Je n’ai jamais été fan des devinettes, prof.
-Des ondes Ericksonienne, vous avez utilisé le mot juste quand vous avez dit sous hypnose. 
-Prof, regardez votre assistant.

Horace Leka semble comme guidé par une force invisible, il s’approche de la porte de la chambre de quarantaine.

-C’est bien, ouvre-moi, mon chéri, je sais que tu veux me rejoindre.
-Coupez les haut-parleurs sinon toute la base va se précipiter pour lui ouvrir la porte !

Le prof coupe les haut-parleurs mais il est trop tard, Le professeur Leka a ouvert la porte à cette dangereuse mais néanmoins sublime créature.

-Je te remercie, mon amour, approches.
-Et merde !
-Horace, partez !

Le professeur se laisse caresser par la femme magnifique, sa main suinte et elle sourit.

-Mon nom est Serena et tu es désormais à moi.

Horace Leka sent son corps s’engourdir et sa peau se mettre à suinter sans réagir.
Serena sort de la zone de quarantaine et observe Horace se liquéfier et muter.

-Va, rejoins-moi, libère celle qui est en toi.
-Ici Clark, ne bougez plus ou nous devrons vous tuer.
-En seras-tu vraiment capable, Clark ?

L’officier reste paralysé quand elle a prononcé son nom, le professeur a averti les gardes et assiste impuissant à la transformation de son collègue.
Le cocon informe libère alors une magnifique blonde aux yeux bleus clairs, Serena l’aide à se relever tandis que la sublime jeune femme nettoie les morceaux de substance en découvrant son nouveau corps.

-Comment te nommes-tu ?
-Je…me nomme Olga.
-Viens avec moi, Olga, ils n’attendent que nous.

L’officier Fredericksen arrive avec ses hommes et tombe nez à nez avec ses deux beautés, il ne sait pas quoi faire. La seule chose qu’il sait, c’est qu’il est irrésistiblement attiré par ces deux femmes.

-Olga, va. Montres leur qui tu es.

Les soldats reculent quand Olga s’approche d’eux.

-Ne soyez pas timide, j’aimerais beaucoup voir vos visages.

Un des gardes retire son masque et obéit à Olga tandis que Serena s’est blottie contre Sanders.

-Je te ferais découvrir un plaisir comme jamais avant, mon chéri.

Sanders veut retirer son masque mais le colonel réagit avant et assomme Serena d’un coup de crosse. Olga embrasse un des soldats et lui sourit en le caressant.

-C’est merveilleux…

Olga sent ces mains se durcir et soudain, elle reste immobile avant de tomber dans les bras du soldat en train de muter.

-Et merde ! Eloignez vous d’elle, Caparzzo, je suis désolé…

Le soldat Caparzzo agite ses superbes cheveux châtains clairs et fait tomber sa combinaison couverte de substance, dévoilant son nouveau corps de femme, elle sourit à son collègue et le regarde de ses beaux yeux verts.

-Ne le sois pas, viens, j’ai envie de toi, mon chéri.

Clark arrive et envoie une fléchette anesthésiante à Caparzzo, Olga puis Serena se redresse.
Le prof envoie alors une décharge à Serena et elle envoie à nouveau la substance gluante.
Sa combinaison commence à être couverte de la substance mais quelqu’un neutralise Serena, il s’agit de MacArthur, elle voit que son pouvoir se retourne contre elle, elle est à nouveau étouffée par son cocon, Olga et Caparzzo rejette également la substance qui revient vers Serena complètement étouffée sous une couche de plus en plus épaisse.

-L’arme, prof, vite !

Il envoie une décharge assez forte à Serena qui est paralysé, la substance se durcit et Serena s’écroule, inconsciente.

Essoufflé, Le prof, Clark et les soldats de Fredericksen reprennent leurs esprits.

-Je crois que je vous ai sauvé la mise.
-Merci, général.

Rob Clark sait parfaitement ce qu’il a vu durant un bref instant, le général avait la marque dans la nuque mais vu les circonstances, il ne dira rien.

-Vous avez bien vu, Clark, le prof savait que j’étais marqué, c’est d’ailleurs en découvrant mon pouvoir que j’ai réussi à repousser Higgins et arrêter le commandant qui était également un marqué.
-Mais, chef, c’était quoi ce que pouvoir ?
-D’après un terme du professeur, je serais ce qu’on appelle un défenseur, je peux repousser les pouvoirs d’un marqué et j’en suis immunisé quel que soit le type. Je vous demanderais de venir avec moi dans mon bureau…Et de donner des vêtements à ces demoiselles, quand à elle, prenez les mesures de sécurité maximum quand vous l’enfermerez. Au fait, très pratique votre arme, prof.

Le général MacArthur a réuni tous les personnes présentes et leur demande de garder le secret.

-Clark, vous devriez avoir droit à un blâme mais je n’en ferais rien, je ne peux pas me permettre de perdre un homme comme vous. Mais ne vous avisez  plus de recommencer à outrepasser mes ordres, compris ?
-Si je peux me permettre, général, même si nous n’aurions rien effectuer, Honsmith aurait muté en Serena dés que son emprise aurait été trop forte. Et c’est également lui qui ait tout de suite compris les dons hypnotiques de la voix de Serena.
-Merci, Prof mais je crois que l’officier Clark n’a pas besoin de vous pour se défendre.
-Général, on a besoin de vous d’urgence dans la salle de commandement.
-J’arrives immédiatement, Fredericksen, j’ai une mission à vous confier et vous aussi Clark, un témoin à interroger.
-Oui, monsieur !

Rob Clark se rend dans la salle d’interrogatoire et le général arrive dans la salle de commandement.
Plusieurs sublimes jeunes femmes apparaissent à l’écran, les premières viennent d’Angleterre, les autres sont d’autres pays. La photo du marqué n’est pas affiché, un nom apparaît en dessous : Alpha.

-De quand date les premières infos sur ce cas ?
-A peine quelques heures, deux de ses « victimes » ont retrouvé la mémoire et ont tout de suite prévenu la base. Ces deux charmantes demoiselles : Svetlana et Fran ont eu une sorte de trou noir de plusieurs jours et elles disent qu’un type leur a fait ça. Vous pouvez voir qu’on a pas de nom donc on l’a appelé Alpha.
-Et en quoi est-il différent des autres cas que nous avons déjà eu ?
-Vous demanderez au prof de vous expliquez mais si j’ai bien compris, c’est l’un des plus costauds pour l’instant et son pouvoir prend le contrôle mental et physique de ses victimes.

BASE MILITAIRE DE FORT BRAGHE

Sortant du parcours du combattant, le sergent Sam Lerner sent sa nuque le brûler, il n’a rien dit quand la Nébuleuse l’a comme touché, sur le coup, il n’a rien senti mais ce matin, il était comme absent.

-Hé Sam ! Grouilles-toi, on t’attend au réfectoire.
-Je…J’arri…

Il s’écroule sans explication, son collègue s’approche de lui et le porte en voyant qu’il est tombé dans les pommes. Il le pose jusqu’à son lit quand Lerner sent monter en lui un sentiment étrange.

-Sam ? Mais qu’est-ce qui…

Son collègue avait vu autre chose que Sam, sa silhouette et surtout le postérieur qu’il venait de voir n’était pas celui de son collègue. Sam l’attrape par la gorge et sent monter en lui un besoin inexplicable.

-J’espères que tu as aimé ce que tu as vu.
-Sam, arrêtes, je, ha, qu’est-ce que tu me fais ?

L’officier sent perdre sa force et soudain sent autre chose de beaucoup plus inquiétant changer en lui, Sam lui plaque sa main sur le visage et il hurle de douleur comme s’il l’avait brûlé.

-Lerner, aides-moi, j’ai mal…

Sam observe alors sans réagir, son collègue rapetisser et ses vêtements sont trop grands pour lui désormais, sa silhouette et surtout le postérieur qu’il avait vu est désormais le sien, celui d’une très jolie jeune officier. Elle cesse d’avoir mal et soudain se tourne vers son camarade.

-Approches, Sam, profitons qu’il n’y ait personne pour le faire...
-Je n’osais pas te le demander.

Elle n’a plus envie que d’une chose, retirer ses vêtements et faire l’amour à son amant.
Sam Lerner profite pleinement de sa jeune et jolie partenaire sans se soucier que sa marque dans la nuque brille. 

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